04/09/2007

VOUS AVEZ DIT EUROPE ???

Je voudrais aujourd’hui vous parler de  

l’Europe Centrale et Orientale, cette deuxième moitié de l’Europe géographique et culturelle qui nous ressemble tellement  et avec laquelle, nous partageons des millénaires d’histoire et de traditions communes, qui font qu’après 18 ans de leur changement politique, nous en sommes déjà à oublier leur passé récent pourtant destructeur.

 

 

Pendant près d’un 1/2 siècle, ils faisaient partie de ce que certains ont considéré à tort comme « un bloc », le « bloc de l’est », sous tutelle de la dictature soviétique. J’ai bien dit à tort, car, nous avons vu, en 1989, que ce bloc avait rapidement fait long feu, et depuis, il se dissout chaque jour un peu plus, sous la pression du pouvoir de l’argent qui devient chaque seconde  qui passe, le maître absolu de ce monde du grand marché planétaire et de la mondialisation. Quelques années ont suffit  pour que ce bloc de gruyère s’effrite, puis s’effondre avec les drames économiques et sociaux que nous constatons tous aujourd’hui, et l’Europe, dans ce merdier, que fait-elle ???

 

                                      Déjà, avec Solidarnosc, le ton était donné, l’église catholique romaine, voulait sa revanche aux accords de Yalta, elle qui avait béni les troupes hitlériennes, et elle mit tout en œuvre pour parvenir à ses fins. Un pape « polonais », un syndicat activiste et à sa tête, un leader médiatique et médiatisé et le coin était enfoncé dans ce bloc.

 

Il ne fallait pas grand-chose pour que les tchécoslovaques en reviennent au « printemps de Prague » , que les hongrois se revoient comme en 1956 et emboîtent  le pas à leurs « camarades polonais » pour se décrocher de l’influence moscovite, et la messe fut dite le 14 septembre 89 lorsque les masses abattirent le symbolique mur de la honte dans les rues d’un Berlin réunifié. La mort de Tito en  Yougoslavie facilita les choses aux nombreux sous-régionalismes et nationalismes de tous poils, et ce fut l’implosion de ce bel état fédéral longtemps modèle du « socialisme à visage humain », cette région vit depuis lors de multiples exactions humanitaires allant de génocides en purification ethnique, avec en toile de fond un relent de guerre religieuse. Et pendant ce temps là, la « grande Europe démocratique », cette grande puissance voisine, que fait-elle ??? Elle attend que l’OTAN intervienne comme si, l’alliance atlantique était la 1ère puissance intéressée.

 

 

En dehors de l’URSS et des pays précédemment cités, certains se sont singularisés en essayant de résister, il fallut une seule erreur de la sécuritate à Timisoara pour que l’on assiste aussitôt à une représaille et un tour de force qui consista à maquiller un putsch sanglant  en une révolution populaire légitime avec liquidation physique du couple de malfaisant qu’étaient les Ceaucescu à la tête de ce sympathique pays des carpates.

 

 

Il faut néanmoins savoir que l’instigateur des premiers rassemblements secrets à Timisoara était un prêtre , celui-ci vit très vite son église trop petite pour ses oraisons, il s’empara dès lors de la rue en face de son office, puis du boulevard attenant, pour aboutir à la mise à feu de la mèche que l’on sait.

 

 

Voilà donc, en quelques années, le soi disant bloc soviétique qui s’effondre, qui vole en éclat, et, eu égard aux changements que cela va provoquer, cela se fait sans grands dégâts humains, ex-Yougoslavie  mise à part.

 

 

Au niveau philosophique, tout cela s’explique très bien, car dans les années 80, le scénario est bien mis au point, les  meneurs spirituels de la mouvance libertaire, sont les tenants de la mouvance philosophique catholique romaine ou de la mouvance voisine qu’est la très chrétienne orthodoxie. Ils sont structurés et organisés. Ils sont aux ordres ou en rapport étroit avec le vatican et tout chez eux est programmé, réfléchi et adapté aux diverses situations locales, ils ont depuis longtemps leur 5ème colonne dans les lignes ennemies et leur service secret qu’est l’Opus Déï  n’en est pas à son premier forfait .Ce n’est donc pas un hasard, si les pays à majorité catholique romaine sont avant les autres dans le mouvement de lutte anti-communiste, pour Rome, un seul objectif, faire tomber le communisme !

 

 

Au niveau économique, l’œuvre est facile , tant la faillite du système du « tout-état » corrompu est patente. Sans trop entrer dans le détail, je voudrais ici faire un rapide aparté, la faillite est patente, ais-je dit, j’aurais du dire, tant les pressions économiques du capitalisme mondialiste « made in américa » sont puissantes face au système trop autoritaire de Moscou. Les intellectuels les plus gourmands de l’Est fuient à l’Ouest, une partie des autres tentent d’entrer dans la nomenklatura corrompue des apparatchiks et l’écrasante majorité s’étiole lentement avec les miettes qui leur sont consenties  par le système qui ne voit rien venir. L’Union Economique Européenne, s’est alors dès ses prémices de fondation (CECA-PAC etc. ) toujours trouvé aux côtés du modèle économique américain, ceci est une constante sans faille, même si, à un moment  donné, Charles de Gaulle  a renâclé à rallier l’OTAN à propos de l’indépendance nucléaire, mais aussi par rapport à sa vision du futur de l’Europe qui n’étaient pas tout-à-fait celle du lobby capitaliste mondialiste américain, il fut lui comme les autres, liquidé du pouvoir par son propre camp (1er ministre en tête) sur un sujet de politique intérieure jugé trop progressiste par les libéraux conservateurs qui, jusque là le soutenaient.

 

 

Au niveau des droits de l’Homme, à l’Est de l’ex rideau de fer, la situation est catastrophique, et  les peuples y sont en apparence résignés, mais la majorité de ces peuples n’attend qu’une chose : l’occasion de se saisir de nouvelles libertés ou plutôt reconquérir des libertés trop longtemps étouffées et meurtries.

 

 

Si la Roumanie a été un peu en retard dans ce processus de libéralisation, c’est parce que là, plus qu’ailleurs, la pression de la dictature était lourde, omniprésente, et, chose plus rare, avec la plus parfaite complicité de l’église orthodoxe roumaine, qui, en échange, et contrairement aux autres religions (catholique romaine, gréco-catholique, protestante) ne fut pas décimée, ni par les communistes, ni par Ceaucescu.

 

 

Depuis 18 ans donc, la Roumanie se refait un apprentissage de la démocratie libérale et beaucoup de relais d’opinion ont depuis belle lurette été conquis, créés, recréés, façonnés par les tenants du capitalisme mondialiste. Après l’instauration d’un régime  présidentiel  est parlementaire élu au suffrage universel, droite et sociale démocratie se battent pour le pouvoir, sans que cela remette réellement en cause le choix du libéralisme fondamental qu’est le capitalisme mondialiste, ils sont donc  pro-américain par nature et pro-européen par opportunisme. Mais elle paiera ce retard dans l’histoire par son entrée plus tardive dans la « Grande Europe », ses dix pays voisins, par hasard, tous à majorité catholiques y sont entrés en 2004. Deux poids, deux mesures, mais non… Mon cher vous faites là un scandaleux procès d’intention.

 

 

Côté Bulgare, si la situation est un peu différente  de la Roumanie, les causes de retard économique, sont aggravées par la pauvreté des richesses naturelles du pays. Au niveau du système, là aussi, corruption, nomenklatura et résignation ont largement contribué à enfoncer un peuple balkanique aux traditions pourtant accueillantes et généreuses.

 

 

 A ce stade, ce serait faute historico-géographique que de ne point nommer ici et maintenant,  des Etats comme l’Ukraine orangisée, la Géorgie libéralisée  et la Moldavie euro-communiste à retardement,  qui eux aussi se sont réveillés et grâce à un soutien financier massif américain, eux aussi, ils frappent à la porte de l’Europe et de l’OTAN et veulent eux-aussi leur part du gâteau capitaliste, jusqu’à s’en faire péter la sous ventrière . Il ne faut pas être devin pour entrevoir leur entrée rapide et prochaine au sein de la force atlantique, après tout, les 10 entrants de l’Europe, plus les Bulgares et les Roumains y sont déjà pour quoi pas ces riverains de la Mer Noire et de la Mer  Caspienne, situation hautement stratégique, n’est-il pas ???  Revenons un peu sérieux, voyons, ces pays sont, comme l’ensemble des nouveaux entrants ou candidats entrants à l’Union  Européenne, des alliés inconditionnels des states lors de l’offensive irakienne, preuve si il en faut de leur allégeance à la bannière étoilée d’outre atlantique. A propos de bannière étoilée, les plus « calotins » du PPE n’ont-ils pas fait la fête lorsque fut adoptée la bannière bleue (libéral) et ses douze étoiles jaunes symboles de 12 apôtres de l’histoire sainte ??? Tiens tiens, et pourquoi  à 15 puis 25 et maintenant 27     toujours 12 étoiles ???  Ce n’est pas non plus un hasard que le sinistre BUSH (himself) se soit fait le chantre de l’adhésion européenne de l’Ukraine au moment de l’installation d’UTCHENKO en ce mois de janvier 2005. Soyons maintenant, tout-à-fait sérieux, et convenons ensemble, que c’est pays ont un passé ancien de vie et d’échanges ethniques et culturels avec le reste de l’Europe des 27, il serait donc logique qu’un jour ils se retrouvent avec nous dans ce grand « machin » que l’on dénomme toujours « le marché commun » ou « l’Union Economique Européenne ».

 

 

L’  « Europe de l’Atlantique à l’Oural », n’est donc plus une expression de visionnaire délirant, cela en renforce la valeur historique de son auteur qui l’avait utilisée en son temps tout comme d’ailleurs, La France,  de  «  Dunkerque à Tamanrasset » (rires).

 

 

Dans ces pays, où le « tsunami » politico, socio économique dure depuis 18 ans, bien malin celui qui s’en sort sans casse. L’absence de classe moyenne structurelle suite à la période communiste, fait que le fossé social se creuse et prend des proportions inquiétantes pour tout progressiste normalement constitué, fut-il modéré ! Cela s’aggrave encore si l’on est issu de l’importante minorité ethnique  « Tzigane », très présente dans ces pays. Elle subit d’ailleurs une ségrégation raciste et xénophobe intolérable, pas si éloignée que cela de ce que l’on a connu en Afrique du Sud il n’y a pas si longtemps.

 

 

Les riches deviennent donc de plus en plus riches et les pauvres sombrent dans la misère et la mendicité. Si près de nous en Roumanie, le salaire minimum est toujours inférieur à 4eur/jour, le salaire de départ d’un prof d’unif est inférieur à 300eur/mois. Les protections sociales (RMI,Minimex etc .) sont inexistantes, le système chômage ne protège rien ni personne tant il est d’une faiblesse absolue, et enfin le régime des pensions fait qu’à ce jour, la pension moyenne est inférieure à 150eur/mois.

 

 

C’est dans ces pays là que nos braves patrons délocalisent, on comprend mieux pourquoi.

 

 

Voilà donc, mes amis, ce qui nous attend, après 2007, après l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans le « machin européen », plus de la moitié de l’institution sera de fait en état de paupérisation économique et surtout sociale. Nous serons tous ensemble, dans cette Europe là, celle du servage, de la dérégulation salariale et sociale, celle de la  domination absolue de l’argent maître de tout et de l’homme esclave d’un maître qui n’a même plus de nom, plus de visage, pas de culture, mais qui génère des appétits féroces et insatiables dans le domaine du « toujours plus ».

 

 

L’administration technocratique européenne a plusieurs décennies d’expérience , demain elle sera encore renforcée par la directive Bolkestein ou son clône si peu changée,  et la mise au placard de la stratégie de Lisbonne. Seule la loi économique de la constitution européenne  sera d’application et quand aux rêveurs d’une Europe Sociale, ils n’auront plus qu’à aller se rhabiller à la Croix-Rouge ou chez Emmaus.

 

 

Entre temps, deux pays fondateurs et non des moindres ( France et Hollande) ont par référundum,  dans des proportions similaires, et  avec des motivations semblables, rejeté majoritairement leur projet de loi nationale approuvant la constitution européenne, ils ont ainsi mit un frein à la boulimie globalisante et libérale, la Turquie a failli être rejetée en sa demande d’entrée, et les autrichiens jamais en retard quand on parle de droite extrême, a réussi le coup de force à faire entrer en négociation officielle comme pays candidat entrant la très à droite et catholique romaine des plus intégriste Croatie. Utchenko est revenu à la charge auprès de la présidence anglaise, Albert de Monaco et la Reine Elizabeth II ont continué à recevoir des subsides de ce gouffre à subvention qu’est la pac et  que la commission est prête à brader face aux exigences des rois du bourbon/ketchup. Sarko/facho s’est fait élire de justesse (53/47) et il va enfoncer le clou d’une traité qui ne changera rien aux dangers économiques de l’ex constitution Gidcard. Comme quoi tout va bien .

 

  

                                    On vit une arrière saison particulièrement chaude avec des températures excessives et bonjour les effets de serre, des mois de septembre et octobre au climat incroyablement chaud, des tornade et cyclones à répétition, ce qui nous a permit de voir les faiblesses coupables du rêve américain qui rejette les noirs et les pauvres, et malheur total si ils sont les deux, heureusement que « La New Orléans » à son jazz inimitable pour pleurer et de nombreux mélomanes dans le monde entier pour les aider. Et ne voilà –t-il pas que des jeunes osent se révolter en France, pays de cocagne et des libertés démocratiques. Certes ils se trompent souvent de cibles en s’attaquant trop souvent à des biens de travailleurs qui eux aussi ressentent le mal-être des cités, mais leur combat est significatif d’un état d’esprit, il est le terreau de ce qui va se passer dans une vingtaine d’année dans cette grande Europe réunifiée. Déjà aujourd’hui, les services secrets et autres contre espionnage prévoient une révolution à l’échelle européenne pour les années 2020 aussi dure et renversante que ne le fut pour l’époque  les première années qui suivirent la prise de La Bastille jusqu’à l’abolition des privilèges voici 208 ans seulement. C’est à ce point la crainte réelle de ces services que bon nombre de quinquagénaires en voie d’accéder au pouvoir dans leur état nation programment leur carrière politique ou d’affaires pour en sortir dans une bonne dizaine d’années, soit « avant » le grand big-bang des populations exacerbées d’être condamnées à rester sur la touche du progrès des technologies, d’être sans cesse marginalisées et exclue de la marche des affaires et des prises de bénéfices.

 

   

Vivre debout ou mourir couché, voilà, aujourd’hui, je le pense, la question existencielle essentielle. Qu’allons nous être et faire ?  Quel savoir être, pour nous homo sapiens que nous sommes et pour le progrès de l’humanité que nous appelons tous de toutes nos forces.

 

                                     Ou nous restons stoïques, lucides et, sans prétention, fiers de ce que nous sommes. Ou nous nous livrons pieds et poings liés à la machine à broyer de la société de la mondialisation, de la mal-bouffe, de la consommation et de la religion du nouveau dieu  «  pognon »  tout puissant.  

 

J’ai pour ma part toujours choisi la solution de la Liberté, et je puis, sans détour, vous dire que cela est mal perçu, mal vu, se mettre  « hors normes », c’est marginal ! Et cela se paie cash, toute ma vie, mon cursus professionnel en est la preuve parlante et vivante, aujourd’hui encore, je le paie plein pot en matière de droits économiques et sociaux fondamentaux, voire en matière de droits « tout court ».

 

  

Que vont-ils encore pouvoir inventer pour « casser ce rebelle », la société de Davos ne tolère pas de gens comme moi, et je m’attends à l’une ou l’autre tentative supplémentaire de mettre à bas qui ose ainsi relever la tête et s’affirmer autre chose qu’un robot déshumanisé.

 

                                           Si le choix est intellectuellement aisé, il est matériellement extrêmement difficile à soutenir   pour une écrasante majorité d’ou l’appellation non usurpée de marginal.   

 

 

                         JE SUIS ET …  J’ASSUME 

                                                         

                      

13:07 Écrit par PD dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Assume Le"mur de la honte" d'aujourd'hui existe. C'est Israël qui le construit.

Écrit par : biglodion | 04/09/2007

L'HISTOIRE N'EST QU'UN ETERNEL RECOMMENCEMENT Bien sur et tu as raison, mon propos ici parle de l'Europe, israël et la palestine c'est encore une autre sacré épine dans le pied de l'humanité, mais est ce que je penses bien, le conflit n'est-il pas aussi teinté d'extrêmisme religieux et autres intégrisme fanatique??? Il me semble bien que pape, patriarche, ayathollah et autres rabins soient tous bons a mettre dans le même sac, celui de l'exploitation de la bêtise humaine et à profiter du faible niveau de connaissance des populations qu'ils contrôlent. Ha elle est belle notre société.

Écrit par : pierre dutron | 05/09/2007

Que dire pierre,c'est bien toi salut pierre,

Le site est très bien fait,ça ma permis de revoir de belles photos avec évidemment de merveilleux souvenirs.

Alors la description sur Binche son carnaval et son musée,tu peux comprendre que pour un binchou c'est sans commentaire.

Pour les collaux tu comprendra que j'ai un petit penchant pour celle qui suit !!

Petit coucou à toi et alina

Écrit par : MOTTE jacques | 11/09/2007

Merci Jacques J'espère que vous allez bien, chantal les enfants, prtits enfants et toi, on essaiera de passer vous voir une de ces quate, en attendant merci pour ton petit mot gentil. Allez betches éyé à birate.

Écrit par : pierre dutron | 11/09/2007

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