14/09/2007

UN VRAI JEU DE CONS

NOTRE MODELE FINANCIER ET ECONOMIQUE EST VOUE   A   DISPARAITRE !!!

  

Pourquoi notre système économique et financier, basé sur le papier-monnaie comme vecteur et le dollar comme dictateur, est-il voué  à disparaître?

  

La fonction principale de la finance est d’assurer le transfert de la « valeur » dans le temps.

  

En réalité, la finance ne fait que vendre, contre de la monnaie (qui, elle, donne droit à jouir immédiatement d’une part de la richesse produite aujourd’hui), un « droit » sur une part de la richesse qui sera produite dans le futur. Elle organise, jusqu’à leur échéance, la revente de ces droits et leur circulation.

  

Pourtant, ces droits sur la richesse future ne sont en réalité que des promesses et une promesse n’engage que celui ou celle qui y croit.

  

Rien, absolument rien, ne permet en effet d’en faire des droits sûrs, qui seront honorés quoi qu’il arrive dans le futur. Pour que notre « système » économico-financier basé sur une logique capitaliste « l’économie de marché » continue de fonctionner, nous sommes condamnés à faire confiance à ses acteurs, à leurs capacités à assumer la fonction principale : la promesse de transférer la richesse dans le temps », et à croître afin d’augmenter, à travers le temps, la valeur de cette richesse, quoi qu’il arrive.

  

En effet, les deux piliers du temple capitaliste sont la confiance et la croissance. Si l’un deux vient à faillir durablement, tout l’édifice s’écroule.

 

Après avoir défini l’objectif et les enjeux de ce « jeu de cons », expliquons-en les règles.

  

L’économie, c’est « assez compliqué », c’est plein de poudre aux yeux et d’idéologie, et le brave citoyen - à qui on n’a jamais appris comment ça fonctionne - ne peut que s’attarder à dénoncer des symptômes visibles comme les inégalités, le sous-emploi, la lourdeur de la réglementation, les faillites, la volatilité des marchés, le « twin deficit », les fraudes, etc. Il faut le faire, bien sûr, mais cela ne suffit évidemment pas.

  

On englobe tout ça dans le "système", sorte de grosse bestiole mythique, grâce auquel vit un microcosme impénétrable de fonctions à haute-valeur-inutile synthétisées sous le vocable ésotérique : la finance  et de l’économie de marché.

  

Pourtant, ce n’est pas si compliqué.

  

 Venez donc jouer au « Jeu de Cons » !!

   

La première chose à constater est que la fin du système est inscrite dans la logique même du système : le jeu de Monopoly a une fin et notre système économique a aussi une fin contrairement aux (vieux) cons de droite mais aussi de « gauche » qui nous assurent qu’il est unique, incontournable et indépassable !!!

 

Deuxièmement, que l’origine des symptômes réside dans le système de papier-monnaie qui régit le monde actuellement.

  

En bref, le seul problème économique, comme disait un chansonnier, c’est l’argent : « Cette sacré Non de Dieu de Bon Dieu de question d’Argent » !!

  

La manière la plus pédagogique d’expliquer le fonctionnement d’un système est souvent de jouer à un petit jeu. Appelons-le le « Jeu de Cons »,

  

D’abord le jeu à 2 cons.

  

Vous, vous êtes le banquier central, et votre ami Pierre est votre client. En tant que banquier central, vous émettez des billets de banque de la seule monnaie dont vous autorisiez la circulation : par exemple, vous appelez votre monnaie l’UDC (unité des cons). L’UDC, comme l’euro ou le dollar, ne sont bien sûr le substitut d’aucune richesse réelle. Y croire, c’est donc être un peu Con !!

  

Sur votre photocopieuse, vous fabriquez donc 100 billets de 1 UDC, que vous prêtez à Pierre pour une durée de 1 an, à un taux d’intérêt de 5% l’an. Après 1 an, Pierre doit donc vous rembourser 105 billets de 1 UDC.

  

La fausse monnaie étant interdite dans le jeu, à votre avis, comment Pierre fera-t-il pour trouver les 5 billets manquants ?

  

Car les 5 billets des intérêts, eh bien, ils n’existent pas !! Dès la première minute du jeu, Pierre est déjà insolvable : même s’il offre tous ses biens en échange des billets manquants, il ne les trouvera pas, puisqu’ils n’existent pas.

  

La seule manière pour que ce Con de Pierre puisse rembourser est que vous remettiez votre photocopieuse en route afin de lui prêter les 5 billets qui manquent. Naturellement, vous prêtez ces 5 billets toujours à du 5% l’an. Et s’il vous remet, cette année-là, les 105 billets, il n’y a plus aucun billet en circulation, alors que Pierre a toujours une dette. Les intérêts continueront donc à courir à l’infini. Et chaque année, vous serez obligé d’émettre de nouveaux billets que vous prêterez à Pierre, toujours aussi con, billets qu’il utilisera pour vous payer les intérêts échus. La dette de Pierre s’accroîtra donc à l’infini (en théorie du moins : car lorsque Pierre dira : "Ce jeu est trop con, j’arrête de jouer", alors le jeu s’effondrera)*.

  Voilà : si vous avez compris ça, vous avez déjà compris l’essentiel du fonctionnement du papier-monnaie, et, partant, de notre système économique.   

Maintenant, le jeu à 3 cons.

  

Vous êtes toujours le banquier central. Vous prêtez 100 billets de 1 UDC à Pierre et 100 billets de 1 UDC à Jojo ; Jojo et Pierre doivent chacun vous rembourser 105 UJC à la fin de l’année. Le problème est toujours le même : il n’y a que 200 UDC en circulation.

  

Ici que les choses deviennent intéressantes, et mériteraient une petite     caméra-espion comme dans les lofts à la con : afin de pouvoir rembourser 105 billets à la fin de l’année, Pierre va tenter de soutirer des billets à Jojo, et inversement. De la sorte, s’il est le plus malin (ou s’il est armé²), Pierre sera solvable, mais pas Jojo.

  

Le système n’est ainsi conçu que pour pouvoir rembourser, il ne sert à rien ni de travailler, ni de produire des richesses : la seule manière de continuer le jeu est de prendre - d’une manière ou d’une autre - de l’argent chez les autres.

  

Dans un jeu plus élaboré, où tout le monde est contraint, par des milices armées, de participer, le jeu peut ainsi se poursuivre pendant des décennies. Plus le temps passe, plus l’insolvabilité globale augmente, et plus les gens auront tendance à utiliser tous les moyens (et la violence notamment) pour tenter, individuellement, de surnager ; ils deviennent tous plus cons que con.

  

On notera que deux risques surgissent à cette occasion :

  

(*) toujours le risque que Pierre dise : "Je ne joue plus", c’est-à-dire qu’il refuse de continuer à travailler, à inventer et à entreprendre dans ces conditions, et :

  

(²) le risque que la violence ainsi générée entre individus ne finisse par se retourner contre le système.

  

C’est à contenir ces deux risques que sert l’Etat.

 

            - Pour contenir le premier risque, l’Etat impose son monopole sur la monnaie, et fait voter, année après année, des lois de plus en plus répressives censées interdire toute autre forme d’échange.

  

            - Pour contenir le deuxième, l’Etat a pris pour rôle d’être la "réserve" de la dette : plutôt que de laisser s’endetter outre mesure directement les individus (ce qui aurait provoqué un chaos tel que le système serait par terre depuis longtemps), l’Etat s’endette lui-même au nom des individus. Ce faisant, l’Etat fait coup double : il sert de "vase d’expansion" à la dette globale (ce qui limite, comme dans un circuit de chauffage, la surpression des individus), tout en s’assurant le financement des indispensables capacités répressives afin, d’une part, de maintenir tout le monde dans le bocal fermé du système (il s’agit bien d’un système autarcique), et d’autre part, de pouvoir pomper les richesses produites par les citoyens. Si vous avez compris cela, vous aurez aussi compris que ceux qui vous disent qu’ils vont « réduire la Dette » sont, non pas des cons pour le coup, mais de fieffés menteurs puisque la Dette est la condition même de la perpétuation du système !!! La Dette est le vase d’expansion du système.

  

L’Etat, (sur)endetté, tentera bien parallèlement de maintenir un bon "rating" de sa dette, c’est-à-dire la capacité de pouvoir emprunter à des taux pas trop élevés. Le "rating" de chaque Etat est attribué par des agences de notation internationales, qui notent la capacité de l’Etat à honorer le paiement des intérêts de sa dette.

  

Comme le système n’est pas stable (vu l’inéluctable endettement, toujours croissant), les Etats se voient contraints de renforcer leur pouvoir afin de maintenir le rating de leur dette à un niveau raisonnable. Ceux qui parient sur le « dépérissement » des Etats se gourent car ils sont les garants du système.

  

Mais l’exemple japonais (rating A2 depuis peu) montre qu’il y a néanmoins une chose qu’aucun Etat ne pourra jamais faire : c’est contraindre les gens à s’enthousiasmer pour le surendettement, à continuer à inventer et à donner le meilleur d’eux-mêmes pour cela. En URSS, le ressort s’était cassé pour de bon dès les premières purges. Au Japon, il s’est cassé voici plus de dix ans.

  

Maintenant, c’est à notre tour, d’abord les USA, et ensuite les Européens.

  

Avant d’inventer le Jeu de Cons, nous jouions à un jeu moins virtuel car, alors, la monnaie était le substitut d’une richesse physique disponible en quantité limitée (or, immobilier, actions, pétrole, œuvres d’art, etc.), il n’y avait aucun problème de solvabilité (et aucun besoin d’un monopole quelconque !), puisque les richesses étaient produites (ou extraites) par le travail.

  

Par exemple, si votre monnaie était un substitut de l’or, et si vous prêtiez, de fait, l’équivalent monnaie de 100 grammes d’or à Pierre, il suffisait, pour Pierre (directement ou indirectement), de se retrousser les manches et de trouver chaque année 5 grammes d’or issus du sol, qu’il vous remettait, que vous stockiez dans votre coffre, et que vous utilisiez comme garantie pour émettre de nouveaux billets (ou vous pouviez aussi inverser l’ordre, et faire rentrer les billets correspondant aux intérêts dans le circuit via des achats à la mine d’or).

  

A l’origine, l’intérêt représentait naturellement le prix du renoncement de la jouissance immédiate d’un bien par un prêteur et le risque qu’il prenait en prêtant.

  

Quelle est, aujourd’hui, la justification de l’intérêt que demandent la BCE ou la FED ou les autres banques centrales pour l’émission, non contrôlée, de leur papier-monnaie (qui n’a rien d’une richesse !), à part l’intérêt bien compris de certains de pouvoir perpétuer le Jeu de Cons ? A ce sujet, voici une belle prémonition, celle du père du financier Warren Buffet, Howard Buffet, qui était membre du Congrès US en 1948. Il disait, alors :

  « En raison de la puissance économique des Etats-Unis, cela peut prendre du temps jusqu’à ce qu’on arrive à la fin de l’expérience du papier-monnaie. Mais, quand ce jour viendra, notre gouvernement trouvera certainement qu’il est plus sage de faire une guerre à l’étranger que d’engager un débat dans le pays. C’est ce qu’ont fait Hitler et d’autres dirigeants.     

Si l’on veut sauvegarder la liberté humaine, il n’y a pas de défi plus important que de gagner le combat pour la réintroduction d’une monnaie honnête, c’est-à-dire convertible en or. C’est le seul moyen d’être sûr que les fruits de notre travail nous resteront. »

  

Aujourd’hui, le recours à l’Etalon-Or n’est peut-être plus de mise mais le fond reste vrai et, il faudra bien trouver un jour une valeur communément admise, juste, transparente qui permette d’entamer un nouveau jeu nettement moins con.

  

Enfin, et c’est probablement la menace la plus importante à laquelle nous, Européens, devons absolument réagir : il est urgent de constater que l’actuel projet de « constitution européenne », dans son article III-77, risque de constitutionnaliser l’indépendance c'est-à-dire la dictature de la BCE et donc son pouvoir monopolistique incontrôlé. Cette constitution, a été rejetée en 2005 mais les Maîtres du Jeu de Cons vont nous la resservir prochainement et, là, ils risquent fort de ne pas nous demander notre avis !!!

  

La mission unique qui est assignée à la BCE - la stabilité des prix - risque d’être constitutionnalisée. Aucune autorité ne peut sanctionner la BCE, aucune majorité ne peut la contrôler. Rien n’est dit sur l’harmonisation et la coordination budgétaires. Elle n’a même pas, dans l’énoncé de son objectif, la mission d’assurer la croissance et l’emploi, contrairement à la FED qui, pour sauvegarder sa croissance, recourt à la stratégie de reflation. Son seul objectif, la lutte contre (ou le maintien de) l’inflation.

  

C’est vous dire aussi la crédibilité que l’on peut accorder à ceux qui nous promettent de lutter contre le chômage !!! Mais c’est un autre sujet et nous en parlerons un jour dans un autre dossier …

  

 Accepter cette « constitution » en l’état, ce serait mettre en péril, hypothéquer le bien-être des générations futures d’Européens. Même tant qu’investisseur averti, mais aussi en tant que salarié, en tant que père, mère, grand-père, grand-mère, nous nous devons de faire preuve de responsabilité citoyenne en mettant en avant ce danger d’autodestruction auprès de nos concitoyens et de nos « représentants » politiques.

  

Bis repetita, une guerre à financer, des déficits abyssaux, un pétrole cher, des taux d’intérêts très bas, l’or à la hausse, cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ? Bien sûr, nous sommes dans les mêmes circonstances qu’en 1971, l’année qui, entre autres évènements importants, a vu définitivement s’évanouir les accords de Bretton Woods (convertibilité du $ en or). Certes, l’Histoire ne se répète pas toujours mais il arrive qu’elle repasse les plats avariés.

 

Le miroir de l’Histoire lui renverra-t-elle le négatif de son image ? Quoi qu’il en soit, nous sommes à la veille d’un changement majeur dans les règles du « Jeu de Cons »

  

Rendez service à nos contemporains, faites connaître ces réalités toutes simples, car il n’y a rien de plus absurde que de participer à un Jeu de Cons duquel on ne connaît pas les règles qui sont parfois édictées par aussi con que nous ! Vous l’aurez compris :

  

• Notre système financier n’est pas éternel parce qu’il est fondé sur des concepts manipulables et virtuels, alors que seule la valorisation de nos richesses à partir d’une base convertible et mondialement reconnue  peut rendre pérenne la transmission de la (notre) richesse dans le temps. Dans les temps que nous vivions il est urgent de travailler à la définition de cette « Base » qui, autant que possible, devra aussi servir à gommer les errements mis en place par le système actuel : la mondialisation destructrice, la soumission de peuples entiers, le dumping international, la course à l’échalote de la croissance et son cortège de destructions écologiques, sociales et humaines.

  

• Notre système financier n’est pas éternel parce qu’il est issu du commerce des promesses, et une promesse n’engage que celui ou celle qui y croit, rarement celui ou celle qui l’a faite.

  • Notre système n’est pas définitif parce qu’il est fondé sur un postulat simple : l’entreprise doit être dirigée dans le seul intérêt de ses actionnaires, qui se confond insidieusement avec celui de ses dirigeants, stocks options et golden parachutes à la clé.

• Notre système financier n’est pas durable parce qu’il nous condamne à croître et que nous nous apprêtons à léguer aux générations à venir des dettes financières monstrueuses, des pénuries matérielles irréversibles et une planète invivable.

  

Tout se passe comme si le présent était notre seul avenir. Dès lors, pourquoi transférer nos richesses dans le temps ? N’est-il pas préférable de transférer nos valeurs, celles qui font que la vie vaut d’être partagée et vécue ?

  

Alors, on arrête de jouer au Jeu de Cons ? Nous, au RPW (et pas seulement chez nous), nous traduisons cela simplement : « Un autre monde est possible, un autre monde est en marche » ; c’est peut-être pour cette raison que l’on voudrait nous faire taire, alors, venez « marcher » avec nous !!

  

 Une info qui vous avait peut-être échappé :

  

« ECHEC DES NEGOCIATIONS A L’OMC ! »

   

« Le mardi 19 juin, le G4 était en réunion à Potsdam, près de Berlin. Le G4, c’est la réunion des ministres du Commerce du Brésil, des Etats-Unis, de l’Inde avec le Commissaire européen au commerce international. Leurs collègues de l’agriculture s’étaient joints aux discussions.  Ils viennent de se séparer sans se mettre d’accord.

   

Objet de cette rencontre qui s’inscrivait dans le cadre des négociations à l’OMC : réduire les divergences sur les deux dossiers qui opposent ces pays et les groupes de pays qu’ils représentent. Premier dossier : l’ouverture des marchés du Sud aux produits industriels des pays occidentaux par la diminution des droits de douane (leur principale source de revenus). Second dossier : l’agriculture où l’enjeu était la réduction des tarifs douaniers des pays du Sud en échange de l’ouverture des marchés des pays occidentaux et la réduction des aides que ces derniers pays apportent à la production et à l’exportation de leurs produits agricoles.

   

Cette réunion de Potsdam avait été préparée, dans le plus grand secret, par plusieurs autres. Les propositions avancées par les responsables des négociations à l’OMC avaient suscité de très vives critiques des pays en développement et des pays rangés dans la catégorie de « pays les moins avancés », c’est-à-dire les plus pauvres. Pendant que la presse occidentale matraquait avec zèle le slogan des multinationales et de leurs relais à la Commission européenne, à la direction de l’OMC et dans les gouvernements occidentaux selon lequel le libre échange favorise le développement, pendant que cette même presse et ces mêmes décideurs politiques répétaient à satiété que l’échec des négociations pénaliserait d’abord les pays les plus pauvres, les premiers concernés, soutenus par quelques agences de l’ONU (la CNUCED, la FAO et plus timidement le PNUD) expliquaient inlassablement, sans que les médias leur fassent écho, que les propositions occidentales allaient surtout profiter aux Occidentaux et renforceraient la dépendance de leurs pays à l’égard des pays les plus riches. 

   

Les discussions de Potsdam devaient durer jusqu’au dimanche 24 juin. Un résultat positif aurait permis de boucler un accord sur le programme de négociations lancé à Doha en novembre 2001. A Genève, dans l’entourage de Pascal Lamy, on envisageait déjà une rencontre ministérielle fin juillet pour finaliser la négociation et signer un accord.  Une telle conclusion aurait provoqué une nouvelle poussée de la dérégulation massive qu’on appelle souvent mondialisation. Avec encore plus de dérégulation sur les services, sur les marchés publics, sur les investissements, cette avancée aurait été comparable à celle acquise en 1994 au terme de l’Uruguay Round dont on mesure aujourd’hui les dégâts : privatisation des services publics, médicaments essentiels devenus inaccessibles, brevetage du vivant, dumping social planétaire, délocalisations, perte de compétitivité des produits agricoles du Sud, dépendance alimentaire accrue de ces mêmes pays.

   

Pour nous Européens, il faut rappeler que ce sont nos gouvernements, de gauche comme de droite, qui, avec la Commission européenne, ont négocié les accords de l’Uruguay Round. Ce sont ces accords qui ont donné son élan à la mondialisation. Et ce sont ces mêmes gouvernements qui sont à l’origine du programme de Doha ?

   

L’échec de Potsdam est une bonne nouvelle pour les peuples. Du Nord comme du Sud. On peut maintenant raisonnablement espérer que le cycle de négociations commencé à Doha est dans l’impasse pour plusieurs années. Après l’échec de la négociation du projet d’Accord Multilatéral sur l’Investissement (1998), après l’échec de la conférence ministérielle de Seattle (1999) puis de celle de Cancun (2003), l’enlisement du programme de Doha est une nouvelle victoire de la résistance conjuguée et coordonnée des peuples du Sud et du mouvement altermondialiste si décrié aujourd’hui, y compris par la vieille gauche tellement absente de ces dossiers. Un intense travail a été fourni à Genève par les réseaux altermondialistes du Nord (par ex : l’Institute for Agriculture and Trade Policy, Oxfam International) et du Sud (par ex : Third World Network, Focus on Global South) et les négociateurs des pays du Sud. Il trouve son aboutissement dans l’incapacité des USA et de l’Europe à dicter une fois de plus leur loi, celle des multinationales, au reste du monde.

    Il n’y a pas de fatalité. Qui résiste existe.    

Raoul-Marc Jennar                                                                                                    Chercheur Altermondialiste                                                                                                                 21-06-2007 »

             Cet échec des négociations à l’OMC fut, pour nous une excellente nouvelle.    Merci à notre ami Raoul Jennar pour ce travail accompli au service d’un autre monde.

 Raoul vient de partir au Cambodge pour une mission à la demande du Gouvernement Cambodgien, il va nous manquer ici mais nous sommes sûrs qu’il fera du bon travail là-bas.    Nous retenons aussi sa conclusion : « Qui résiste existe » ; c’est tellement vrai en ces temps de renoncement de certains à leurs idéaux, à leurs valeurs.

 Venez donc résister avec nous !!!   

22:52 Écrit par PD dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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