25/09/2007

VIVE LA REPUBLIQUE

Ce dimanche 23 septembre 2007, Wallons et Flamands indépendantistes républicains de la gauche alternative anticapitaliste, et antilibérale se sont rencontrés à Thuin, voici leur déclaration commune en guise de message à leur  deux nations à l'occasion du 27 septembre.

LA BELGIQUE, OBSTACLE POUR UNE COOPERATION FLAMANDO/WALLONNE

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DECLARATION  COMMUNE

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Il existe en Belgique l’opinion très répandue mais également très erronée : que le problème belge se réduirait à un conflit ethnique, basé sur la haine, des préjugés et l’égoïsme. De cela, on déduit que les mouvements flamands et wallons sont par nature antithétiques. Selon nous, il ne s’agit non pas de mouvements à réflexes réactionnaires, mais, au contraire, de mouvements qui sont (ou qui devraient être) essentiellement émancipatoires, et qui devraient donc en premier lieu chercher de l’entente entre eux-mêmes au sein de la gauche. Cependant, il est vrai que la droite  est dominante dans le mouvement flamand, contrairement à ce qui est la cas dans le reste du monde – du Québec au Kurdistan, en passant par l’Écosse et le Pays Basque. Bien que cela ai ses raisons historiques, ce n’est pas une loi immuable car tant le mouvement flamand que le mouvement wallon  défendent l’autogestion et se tournent non seulement contre un état, mais surtout contre un système politique capitaliste et une élite ultra libérale. Il est dommage que leur contacts se soient effrités ; il s’agit d’une évolution dont les deux camps sont coresponsables . Mais ce n’est pas irrémédiable ; nos intérêts communs nous imposent aujourd’hui de rectifier cette situation

On ne peut nier le fait qu’il est de nos jours bon ton dans beaucoup de cercles progressistes de défendre  le régime belge actuel, aussi du côte francophone bien que le mouvement wallon s’est prouvé presque immunisée de la tentation de l’extrême-droite. On est d’avis que cette situation est néfaste pour la gauche – tant la gauche traditionnelle (sp.a, PS, les verts) que la gauche radicale – car elle risque de râter un train important  et qu’elle est contrainte par une alliance  contre nature avec un belgicanisme conservateur et de droite.

La crise gouvernementale que l’on vit  en ce moment montre de plus en plus que le modèle fédéral, crée depuis les années’60 et ’70 par l’ancienne élite belge afin de neutraliser les forces autonomistes flamandes et wallonnes, manque de stabilité. . En s’intégrant dans un système économique transnational, la base sur laquelle l’ancienne bourgeoisie belge, qui était le garant de l’unité du pays tout comme ce pays était l’instrument de ces intérêts, pouvait se présenter comme défenseur des intérêts nationaux s’est effondré. Cette élite est en train de disparaitre, et il n’est qu’une question de temps avant que la Belgique suive.  Les forces conservatrices – flamandes ét francophones – l’ont bien compris.

On voit que du côte flamand, la droite envisage une Flandre libérale, prêt à laisser tomber  la protection des flamands bruxellois contre la  suprématie et la haine presque raciale type FDF. Souvent est peint l’image de la Wallonie comme intrinsèquement paresseuse et parasite (car trop à gauche), le contraire d’une Flandre travailleuse car de droite. Avec ça, on cache le fait que le déclin de l’économie wallonne depuis la deuxième moitié du 20ième siècle est avant tout le résultat du refus de la haute finance (« Bruxelles » comme on dit souvent) d’investir dans le renouvellement de l’économie d’une région dont elle a volé les richesses pendant plus d’un siècle. Elle cache aussi l’insécurité de la prospérité de cette Flandre – une prospérité aussi relative que son Independence future.

De l’autre côté, bien que le belgicanisme y est encore le mot d’ordre, on ne peut que remarquer de plus en plus un discours prônant « l’unité des francophones » et cela dans tout les partis. Même Ecolo, qui, il y a dix ans, refusait d’établir une section locale à Rhode-Saint-Genèse par loyauté envers Agalev, en souffre. Est-ce autre chose que la préparation d’un scénario « Wallobrux », qui, certes, aujourd’hui est surtout une menace vis-à-vis  des séparatistes flamands mais qui n’en est pas moins le projet envisagé en cas d’une scission ?

Dans les deux cas, on nous prépare pour une « Belgique-bis », qui ne changera grand-chose pour le citoyen ordinaire.

En somme, le conflit actuel qu’on présente si souvent comme un conflit entre flamands et wallons est avant tout un conflit entre deux visions générales sur l’avenir de la Belgique. D’un côté, on retrouve un belgicanisme, souvent sous le masque de progressisme, parfois unitariste mais plus souvent sous forme d’une glorification du fédéralisme actuel ; de l’autre côté, on nous propose deux ou trois Belgiques-en-miniature.

La gauche alternative indépendantiste et républicaine,  anticapitaliste et antilibérale doit faire un choix. Va-t-elle donc donner à la droite le privilège de construire  la post-Belgique ? Selon nous, il est indispensable que cette gauche qui est la nôtre, offre une alternative : un projet anti-belge radical. C’est dans ce projet que flamands et wallons devront et pourront se retrouver, et non pas dans un état qui a toujours été l’instrument d’une élite capitaliste  qui méprise les deux mais qui, comme écrivait le communiste flamand et flamingant Jef Van Extergem il y a presque 70 ans, monte néanmoins les uns contre les autres. Ensemble, ils devront s’efforcer d’établir une République Flamande et une république Wallonne, au service de chaque citoyen et hors d’un fédéralisme absurde qui ne sert que les intérêts de quelques-uns. Ces républiques devront être sociales et progressistes – et, libérées du carcan belge-, elles pourront l’être. Ces deux républiques souveraines devront bâtir ensemble une Europe politique et sociale – mais à l’inverse  de l’U.E. actuelle, qui est surtout synonyme d’érosion du système social et surtout, sans  contrôle démocratique. La Wallonie et la Flandre ne gagneront pas  leur indépendance aux dépens l’une de  l’autre, mais bien  au dépens de la Belgique.

La gauche doit renouveller son ancrage populaire en lien avec l’aspiration d’émancipation des peuples flamands et  wallons, et le mouvement flamand doit surtout renouveller son lien avec le mouvement wallon et vice-versa, car la structure belge forme un obstacle. Car,  ni pour la cause de la gauche,  ni pour le mouvement flamand,  ni pour le mouvement wallon on ne  trouve pas d’avenir durable en continuant à se considérer des adversaires systématiques. Oui, si on peut le dire avec ce proverbe tant abusé : l’union fait la force ! Et plus cette union sera populaire et progressiste, et plus elle sera forte.

L’entente de gauche est simple nous direz-vous, mais que pensez-vous du passif institutionnel Belge ?

V-SB et RPW sont très clair est affirment ensemble les principes institutionnels suivants :

-          Bruxelles, capitale européenne, ville devenue multiculturelle de près d’un million d’habitants ne peux plus être revendiquée par qui que ce soit,  sur sa seule base linguistique, lors du divorce, comme une vieille dame respectable, il lui sera demandé de se positionner vers l’un ou l’autre des deux nouveaux états, où si elle veut naviguer seule sur la vague du capitalisme mondial et international (sur base de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes), les populations des cantons de l’Est auront aussi à se prononcer sur leur propre devenir, toujours en  vertu du même principe. Lors du débat interne à Bruxelles, les signataires de cette déclaration commune jouiront dans le débat post-belgique  de leur totale liberté de revendication institutionnelle pour Bruxelles.

-          Toutes le autres communes dites « à facilités » sont et resteront dans le giron de l’Etat où elles sont actuellement, ce qui implique que la périphérie bruxelloise restera flamande, là où des francophones aisés sont allés s’installer dans le but premier d’échapper à une fiscalité qu’ils jugeaient trop lourde, en agissant ainsi au moment de leur implantation, ils savaient les risques encourus, ils leur reste à les assumer. Dès lors, pour nous … OUI on peut scinder le fameux BHV  et cette problématique concerne essentiellement l’Etat Flamand. Nous estimons d’ailleurs que par effet d’entraînement consensuel la protection des minorités dans le double cadre des droits fondamentaux européens et du consensus retrouvé faciliteront la mise en œuvre démocratique de ces droits.

-          Pour les Fourons, vu le caractère historique des liens qui existent de facto entre les Fourons et la région liègeoise d'une part, et le fait que le néerlandais y joue un rôle important d'autre part,  il est clair, pour les deux partis que seule, une solution négociée démocratiquement et sans  à priori sera organisée afin de régler le contentieux de manière respectueuse des intérêts de tous.

             Thuin le 23 septembre 2007

            POUR V-SB                                                           POUR LE RPW

Vlaams -  Socialistische Beweging                      Rassemblement Populaire Wallon

Erwin   VANHORENBEECK                            Pierre DUTRON

Johan   DE  NYS                                               Christelle ADANT

Martijn CIELEN                                                Jean-Marie BORGNIET

(signatures sur l’original)

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14/09/2007

UN VRAI JEU DE CONS

NOTRE MODELE FINANCIER ET ECONOMIQUE EST VOUE   A   DISPARAITRE !!!

  

Pourquoi notre système économique et financier, basé sur le papier-monnaie comme vecteur et le dollar comme dictateur, est-il voué  à disparaître?

  

La fonction principale de la finance est d’assurer le transfert de la « valeur » dans le temps.

  

En réalité, la finance ne fait que vendre, contre de la monnaie (qui, elle, donne droit à jouir immédiatement d’une part de la richesse produite aujourd’hui), un « droit » sur une part de la richesse qui sera produite dans le futur. Elle organise, jusqu’à leur échéance, la revente de ces droits et leur circulation.

  

Pourtant, ces droits sur la richesse future ne sont en réalité que des promesses et une promesse n’engage que celui ou celle qui y croit.

  

Rien, absolument rien, ne permet en effet d’en faire des droits sûrs, qui seront honorés quoi qu’il arrive dans le futur. Pour que notre « système » économico-financier basé sur une logique capitaliste « l’économie de marché » continue de fonctionner, nous sommes condamnés à faire confiance à ses acteurs, à leurs capacités à assumer la fonction principale : la promesse de transférer la richesse dans le temps », et à croître afin d’augmenter, à travers le temps, la valeur de cette richesse, quoi qu’il arrive.

  

En effet, les deux piliers du temple capitaliste sont la confiance et la croissance. Si l’un deux vient à faillir durablement, tout l’édifice s’écroule.

 

Après avoir défini l’objectif et les enjeux de ce « jeu de cons », expliquons-en les règles.

  

L’économie, c’est « assez compliqué », c’est plein de poudre aux yeux et d’idéologie, et le brave citoyen - à qui on n’a jamais appris comment ça fonctionne - ne peut que s’attarder à dénoncer des symptômes visibles comme les inégalités, le sous-emploi, la lourdeur de la réglementation, les faillites, la volatilité des marchés, le « twin deficit », les fraudes, etc. Il faut le faire, bien sûr, mais cela ne suffit évidemment pas.

  

On englobe tout ça dans le "système", sorte de grosse bestiole mythique, grâce auquel vit un microcosme impénétrable de fonctions à haute-valeur-inutile synthétisées sous le vocable ésotérique : la finance  et de l’économie de marché.

  

Pourtant, ce n’est pas si compliqué.

  

 Venez donc jouer au « Jeu de Cons » !!

   

La première chose à constater est que la fin du système est inscrite dans la logique même du système : le jeu de Monopoly a une fin et notre système économique a aussi une fin contrairement aux (vieux) cons de droite mais aussi de « gauche » qui nous assurent qu’il est unique, incontournable et indépassable !!!

 

Deuxièmement, que l’origine des symptômes réside dans le système de papier-monnaie qui régit le monde actuellement.

  

En bref, le seul problème économique, comme disait un chansonnier, c’est l’argent : « Cette sacré Non de Dieu de Bon Dieu de question d’Argent » !!

  

La manière la plus pédagogique d’expliquer le fonctionnement d’un système est souvent de jouer à un petit jeu. Appelons-le le « Jeu de Cons »,

  

D’abord le jeu à 2 cons.

  

Vous, vous êtes le banquier central, et votre ami Pierre est votre client. En tant que banquier central, vous émettez des billets de banque de la seule monnaie dont vous autorisiez la circulation : par exemple, vous appelez votre monnaie l’UDC (unité des cons). L’UDC, comme l’euro ou le dollar, ne sont bien sûr le substitut d’aucune richesse réelle. Y croire, c’est donc être un peu Con !!

  

Sur votre photocopieuse, vous fabriquez donc 100 billets de 1 UDC, que vous prêtez à Pierre pour une durée de 1 an, à un taux d’intérêt de 5% l’an. Après 1 an, Pierre doit donc vous rembourser 105 billets de 1 UDC.

  

La fausse monnaie étant interdite dans le jeu, à votre avis, comment Pierre fera-t-il pour trouver les 5 billets manquants ?

  

Car les 5 billets des intérêts, eh bien, ils n’existent pas !! Dès la première minute du jeu, Pierre est déjà insolvable : même s’il offre tous ses biens en échange des billets manquants, il ne les trouvera pas, puisqu’ils n’existent pas.

  

La seule manière pour que ce Con de Pierre puisse rembourser est que vous remettiez votre photocopieuse en route afin de lui prêter les 5 billets qui manquent. Naturellement, vous prêtez ces 5 billets toujours à du 5% l’an. Et s’il vous remet, cette année-là, les 105 billets, il n’y a plus aucun billet en circulation, alors que Pierre a toujours une dette. Les intérêts continueront donc à courir à l’infini. Et chaque année, vous serez obligé d’émettre de nouveaux billets que vous prêterez à Pierre, toujours aussi con, billets qu’il utilisera pour vous payer les intérêts échus. La dette de Pierre s’accroîtra donc à l’infini (en théorie du moins : car lorsque Pierre dira : "Ce jeu est trop con, j’arrête de jouer", alors le jeu s’effondrera)*.

  Voilà : si vous avez compris ça, vous avez déjà compris l’essentiel du fonctionnement du papier-monnaie, et, partant, de notre système économique.   

Maintenant, le jeu à 3 cons.

  

Vous êtes toujours le banquier central. Vous prêtez 100 billets de 1 UDC à Pierre et 100 billets de 1 UDC à Jojo ; Jojo et Pierre doivent chacun vous rembourser 105 UJC à la fin de l’année. Le problème est toujours le même : il n’y a que 200 UDC en circulation.

  

Ici que les choses deviennent intéressantes, et mériteraient une petite     caméra-espion comme dans les lofts à la con : afin de pouvoir rembourser 105 billets à la fin de l’année, Pierre va tenter de soutirer des billets à Jojo, et inversement. De la sorte, s’il est le plus malin (ou s’il est armé²), Pierre sera solvable, mais pas Jojo.

  

Le système n’est ainsi conçu que pour pouvoir rembourser, il ne sert à rien ni de travailler, ni de produire des richesses : la seule manière de continuer le jeu est de prendre - d’une manière ou d’une autre - de l’argent chez les autres.

  

Dans un jeu plus élaboré, où tout le monde est contraint, par des milices armées, de participer, le jeu peut ainsi se poursuivre pendant des décennies. Plus le temps passe, plus l’insolvabilité globale augmente, et plus les gens auront tendance à utiliser tous les moyens (et la violence notamment) pour tenter, individuellement, de surnager ; ils deviennent tous plus cons que con.

  

On notera que deux risques surgissent à cette occasion :

  

(*) toujours le risque que Pierre dise : "Je ne joue plus", c’est-à-dire qu’il refuse de continuer à travailler, à inventer et à entreprendre dans ces conditions, et :

  

(²) le risque que la violence ainsi générée entre individus ne finisse par se retourner contre le système.

  

C’est à contenir ces deux risques que sert l’Etat.

 

            - Pour contenir le premier risque, l’Etat impose son monopole sur la monnaie, et fait voter, année après année, des lois de plus en plus répressives censées interdire toute autre forme d’échange.

  

            - Pour contenir le deuxième, l’Etat a pris pour rôle d’être la "réserve" de la dette : plutôt que de laisser s’endetter outre mesure directement les individus (ce qui aurait provoqué un chaos tel que le système serait par terre depuis longtemps), l’Etat s’endette lui-même au nom des individus. Ce faisant, l’Etat fait coup double : il sert de "vase d’expansion" à la dette globale (ce qui limite, comme dans un circuit de chauffage, la surpression des individus), tout en s’assurant le financement des indispensables capacités répressives afin, d’une part, de maintenir tout le monde dans le bocal fermé du système (il s’agit bien d’un système autarcique), et d’autre part, de pouvoir pomper les richesses produites par les citoyens. Si vous avez compris cela, vous aurez aussi compris que ceux qui vous disent qu’ils vont « réduire la Dette » sont, non pas des cons pour le coup, mais de fieffés menteurs puisque la Dette est la condition même de la perpétuation du système !!! La Dette est le vase d’expansion du système.

  

L’Etat, (sur)endetté, tentera bien parallèlement de maintenir un bon "rating" de sa dette, c’est-à-dire la capacité de pouvoir emprunter à des taux pas trop élevés. Le "rating" de chaque Etat est attribué par des agences de notation internationales, qui notent la capacité de l’Etat à honorer le paiement des intérêts de sa dette.

  

Comme le système n’est pas stable (vu l’inéluctable endettement, toujours croissant), les Etats se voient contraints de renforcer leur pouvoir afin de maintenir le rating de leur dette à un niveau raisonnable. Ceux qui parient sur le « dépérissement » des Etats se gourent car ils sont les garants du système.

  

Mais l’exemple japonais (rating A2 depuis peu) montre qu’il y a néanmoins une chose qu’aucun Etat ne pourra jamais faire : c’est contraindre les gens à s’enthousiasmer pour le surendettement, à continuer à inventer et à donner le meilleur d’eux-mêmes pour cela. En URSS, le ressort s’était cassé pour de bon dès les premières purges. Au Japon, il s’est cassé voici plus de dix ans.

  

Maintenant, c’est à notre tour, d’abord les USA, et ensuite les Européens.

  

Avant d’inventer le Jeu de Cons, nous jouions à un jeu moins virtuel car, alors, la monnaie était le substitut d’une richesse physique disponible en quantité limitée (or, immobilier, actions, pétrole, œuvres d’art, etc.), il n’y avait aucun problème de solvabilité (et aucun besoin d’un monopole quelconque !), puisque les richesses étaient produites (ou extraites) par le travail.

  

Par exemple, si votre monnaie était un substitut de l’or, et si vous prêtiez, de fait, l’équivalent monnaie de 100 grammes d’or à Pierre, il suffisait, pour Pierre (directement ou indirectement), de se retrousser les manches et de trouver chaque année 5 grammes d’or issus du sol, qu’il vous remettait, que vous stockiez dans votre coffre, et que vous utilisiez comme garantie pour émettre de nouveaux billets (ou vous pouviez aussi inverser l’ordre, et faire rentrer les billets correspondant aux intérêts dans le circuit via des achats à la mine d’or).

  

A l’origine, l’intérêt représentait naturellement le prix du renoncement de la jouissance immédiate d’un bien par un prêteur et le risque qu’il prenait en prêtant.

  

Quelle est, aujourd’hui, la justification de l’intérêt que demandent la BCE ou la FED ou les autres banques centrales pour l’émission, non contrôlée, de leur papier-monnaie (qui n’a rien d’une richesse !), à part l’intérêt bien compris de certains de pouvoir perpétuer le Jeu de Cons ? A ce sujet, voici une belle prémonition, celle du père du financier Warren Buffet, Howard Buffet, qui était membre du Congrès US en 1948. Il disait, alors :

  « En raison de la puissance économique des Etats-Unis, cela peut prendre du temps jusqu’à ce qu’on arrive à la fin de l’expérience du papier-monnaie. Mais, quand ce jour viendra, notre gouvernement trouvera certainement qu’il est plus sage de faire une guerre à l’étranger que d’engager un débat dans le pays. C’est ce qu’ont fait Hitler et d’autres dirigeants.     

Si l’on veut sauvegarder la liberté humaine, il n’y a pas de défi plus important que de gagner le combat pour la réintroduction d’une monnaie honnête, c’est-à-dire convertible en or. C’est le seul moyen d’être sûr que les fruits de notre travail nous resteront. »

  

Aujourd’hui, le recours à l’Etalon-Or n’est peut-être plus de mise mais le fond reste vrai et, il faudra bien trouver un jour une valeur communément admise, juste, transparente qui permette d’entamer un nouveau jeu nettement moins con.

  

Enfin, et c’est probablement la menace la plus importante à laquelle nous, Européens, devons absolument réagir : il est urgent de constater que l’actuel projet de « constitution européenne », dans son article III-77, risque de constitutionnaliser l’indépendance c'est-à-dire la dictature de la BCE et donc son pouvoir monopolistique incontrôlé. Cette constitution, a été rejetée en 2005 mais les Maîtres du Jeu de Cons vont nous la resservir prochainement et, là, ils risquent fort de ne pas nous demander notre avis !!!

  

La mission unique qui est assignée à la BCE - la stabilité des prix - risque d’être constitutionnalisée. Aucune autorité ne peut sanctionner la BCE, aucune majorité ne peut la contrôler. Rien n’est dit sur l’harmonisation et la coordination budgétaires. Elle n’a même pas, dans l’énoncé de son objectif, la mission d’assurer la croissance et l’emploi, contrairement à la FED qui, pour sauvegarder sa croissance, recourt à la stratégie de reflation. Son seul objectif, la lutte contre (ou le maintien de) l’inflation.

  

C’est vous dire aussi la crédibilité que l’on peut accorder à ceux qui nous promettent de lutter contre le chômage !!! Mais c’est un autre sujet et nous en parlerons un jour dans un autre dossier …

  

 Accepter cette « constitution » en l’état, ce serait mettre en péril, hypothéquer le bien-être des générations futures d’Européens. Même tant qu’investisseur averti, mais aussi en tant que salarié, en tant que père, mère, grand-père, grand-mère, nous nous devons de faire preuve de responsabilité citoyenne en mettant en avant ce danger d’autodestruction auprès de nos concitoyens et de nos « représentants » politiques.

  

Bis repetita, une guerre à financer, des déficits abyssaux, un pétrole cher, des taux d’intérêts très bas, l’or à la hausse, cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ? Bien sûr, nous sommes dans les mêmes circonstances qu’en 1971, l’année qui, entre autres évènements importants, a vu définitivement s’évanouir les accords de Bretton Woods (convertibilité du $ en or). Certes, l’Histoire ne se répète pas toujours mais il arrive qu’elle repasse les plats avariés.

 

Le miroir de l’Histoire lui renverra-t-elle le négatif de son image ? Quoi qu’il en soit, nous sommes à la veille d’un changement majeur dans les règles du « Jeu de Cons »

  

Rendez service à nos contemporains, faites connaître ces réalités toutes simples, car il n’y a rien de plus absurde que de participer à un Jeu de Cons duquel on ne connaît pas les règles qui sont parfois édictées par aussi con que nous ! Vous l’aurez compris :

  

• Notre système financier n’est pas éternel parce qu’il est fondé sur des concepts manipulables et virtuels, alors que seule la valorisation de nos richesses à partir d’une base convertible et mondialement reconnue  peut rendre pérenne la transmission de la (notre) richesse dans le temps. Dans les temps que nous vivions il est urgent de travailler à la définition de cette « Base » qui, autant que possible, devra aussi servir à gommer les errements mis en place par le système actuel : la mondialisation destructrice, la soumission de peuples entiers, le dumping international, la course à l’échalote de la croissance et son cortège de destructions écologiques, sociales et humaines.

  

• Notre système financier n’est pas éternel parce qu’il est issu du commerce des promesses, et une promesse n’engage que celui ou celle qui y croit, rarement celui ou celle qui l’a faite.

  • Notre système n’est pas définitif parce qu’il est fondé sur un postulat simple : l’entreprise doit être dirigée dans le seul intérêt de ses actionnaires, qui se confond insidieusement avec celui de ses dirigeants, stocks options et golden parachutes à la clé.

• Notre système financier n’est pas durable parce qu’il nous condamne à croître et que nous nous apprêtons à léguer aux générations à venir des dettes financières monstrueuses, des pénuries matérielles irréversibles et une planète invivable.

  

Tout se passe comme si le présent était notre seul avenir. Dès lors, pourquoi transférer nos richesses dans le temps ? N’est-il pas préférable de transférer nos valeurs, celles qui font que la vie vaut d’être partagée et vécue ?

  

Alors, on arrête de jouer au Jeu de Cons ? Nous, au RPW (et pas seulement chez nous), nous traduisons cela simplement : « Un autre monde est possible, un autre monde est en marche » ; c’est peut-être pour cette raison que l’on voudrait nous faire taire, alors, venez « marcher » avec nous !!

  

 Une info qui vous avait peut-être échappé :

  

« ECHEC DES NEGOCIATIONS A L’OMC ! »

   

« Le mardi 19 juin, le G4 était en réunion à Potsdam, près de Berlin. Le G4, c’est la réunion des ministres du Commerce du Brésil, des Etats-Unis, de l’Inde avec le Commissaire européen au commerce international. Leurs collègues de l’agriculture s’étaient joints aux discussions.  Ils viennent de se séparer sans se mettre d’accord.

   

Objet de cette rencontre qui s’inscrivait dans le cadre des négociations à l’OMC : réduire les divergences sur les deux dossiers qui opposent ces pays et les groupes de pays qu’ils représentent. Premier dossier : l’ouverture des marchés du Sud aux produits industriels des pays occidentaux par la diminution des droits de douane (leur principale source de revenus). Second dossier : l’agriculture où l’enjeu était la réduction des tarifs douaniers des pays du Sud en échange de l’ouverture des marchés des pays occidentaux et la réduction des aides que ces derniers pays apportent à la production et à l’exportation de leurs produits agricoles.

   

Cette réunion de Potsdam avait été préparée, dans le plus grand secret, par plusieurs autres. Les propositions avancées par les responsables des négociations à l’OMC avaient suscité de très vives critiques des pays en développement et des pays rangés dans la catégorie de « pays les moins avancés », c’est-à-dire les plus pauvres. Pendant que la presse occidentale matraquait avec zèle le slogan des multinationales et de leurs relais à la Commission européenne, à la direction de l’OMC et dans les gouvernements occidentaux selon lequel le libre échange favorise le développement, pendant que cette même presse et ces mêmes décideurs politiques répétaient à satiété que l’échec des négociations pénaliserait d’abord les pays les plus pauvres, les premiers concernés, soutenus par quelques agences de l’ONU (la CNUCED, la FAO et plus timidement le PNUD) expliquaient inlassablement, sans que les médias leur fassent écho, que les propositions occidentales allaient surtout profiter aux Occidentaux et renforceraient la dépendance de leurs pays à l’égard des pays les plus riches. 

   

Les discussions de Potsdam devaient durer jusqu’au dimanche 24 juin. Un résultat positif aurait permis de boucler un accord sur le programme de négociations lancé à Doha en novembre 2001. A Genève, dans l’entourage de Pascal Lamy, on envisageait déjà une rencontre ministérielle fin juillet pour finaliser la négociation et signer un accord.  Une telle conclusion aurait provoqué une nouvelle poussée de la dérégulation massive qu’on appelle souvent mondialisation. Avec encore plus de dérégulation sur les services, sur les marchés publics, sur les investissements, cette avancée aurait été comparable à celle acquise en 1994 au terme de l’Uruguay Round dont on mesure aujourd’hui les dégâts : privatisation des services publics, médicaments essentiels devenus inaccessibles, brevetage du vivant, dumping social planétaire, délocalisations, perte de compétitivité des produits agricoles du Sud, dépendance alimentaire accrue de ces mêmes pays.

   

Pour nous Européens, il faut rappeler que ce sont nos gouvernements, de gauche comme de droite, qui, avec la Commission européenne, ont négocié les accords de l’Uruguay Round. Ce sont ces accords qui ont donné son élan à la mondialisation. Et ce sont ces mêmes gouvernements qui sont à l’origine du programme de Doha ?

   

L’échec de Potsdam est une bonne nouvelle pour les peuples. Du Nord comme du Sud. On peut maintenant raisonnablement espérer que le cycle de négociations commencé à Doha est dans l’impasse pour plusieurs années. Après l’échec de la négociation du projet d’Accord Multilatéral sur l’Investissement (1998), après l’échec de la conférence ministérielle de Seattle (1999) puis de celle de Cancun (2003), l’enlisement du programme de Doha est une nouvelle victoire de la résistance conjuguée et coordonnée des peuples du Sud et du mouvement altermondialiste si décrié aujourd’hui, y compris par la vieille gauche tellement absente de ces dossiers. Un intense travail a été fourni à Genève par les réseaux altermondialistes du Nord (par ex : l’Institute for Agriculture and Trade Policy, Oxfam International) et du Sud (par ex : Third World Network, Focus on Global South) et les négociateurs des pays du Sud. Il trouve son aboutissement dans l’incapacité des USA et de l’Europe à dicter une fois de plus leur loi, celle des multinationales, au reste du monde.

    Il n’y a pas de fatalité. Qui résiste existe.    

Raoul-Marc Jennar                                                                                                    Chercheur Altermondialiste                                                                                                                 21-06-2007 »

             Cet échec des négociations à l’OMC fut, pour nous une excellente nouvelle.    Merci à notre ami Raoul Jennar pour ce travail accompli au service d’un autre monde.

 Raoul vient de partir au Cambodge pour une mission à la demande du Gouvernement Cambodgien, il va nous manquer ici mais nous sommes sûrs qu’il fera du bon travail là-bas.    Nous retenons aussi sa conclusion : « Qui résiste existe » ; c’est tellement vrai en ces temps de renoncement de certains à leurs idéaux, à leurs valeurs.

 Venez donc résister avec nous !!!   

22:52 Écrit par PD dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/09/2007

UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE

LE PIRE ENNEMI DES PROFITS C’EST

LE     PLEIN    EMPLOI

Le chômage est un redoutable moyen de pression entre les mains de l’Etat et du patronat, et il constitue le meilleur moyen d’imposer la paix sociale et le contrôle des salaires par le biais de la précarité. Vous vous en doutiez sans doute !  Mais connaissiez-vous le NAIRU (prononcez Nairou car c’est le l’English !) ? Ce n’est pas un gros et placide poisson de roche (délicieux au demeurant) ; ce n’est pas non plus un homme politique Hindou compagnon de Gandhi !! Non, cette saloperie a été pensée, à notre connaissance, dans les années 60 à la London School of Economics, l’un des fiefs des promoteurs du néolibéralisme à travers la Société du Mont Pèlerin et définitivement nanti de l’onction cardinalice néolibérale par Milton Friedman en personne au sein de sa dévastatrice « Ecole de Chicago ». NAIRU signifie, en fait : Non-Accelereting Inflation Rate of Unemployment. Vous voyez le travail !! On est en droit de préférer le Mérou et Nehru réunis !!!    Le plein emploi ? Vous voulez rire ? 

Oui, le pire ennemi des profits financiers, c’est le plein emploi. En effet, si l’on veut garantir aux investisseurs 15 % de retour sur investissements, il faut bien les trouver quelque part. Dans un contexte macroéconomique qui génère allègrement 5 % de croissance à l’échelle planétaire et difficilement 2% en Europe, il faut bien peser sur les coûts afin de combler la différence ma bonne amie comme dirait Mme Parisot prenant le thé avec Mme Lagarde.

  

La rémunération du travail étant perçue comme un coût, il faut la minimiser en faisant en sorte que l’emploi soit une denrée rare. Mais existe-t-il un nombre magique qui permette de fixer le point à partir duquel la pression sociale/salariale, les profits et le taux de chômage sont tels qu’ils optimisent l’inflation ?

 

Ce nombre magique existe et a un nom : c’est le NAIRU ou taux de chômage d’équilibre ou encore taux de chômage « naturel ». Le postulat de départ est le suivant : lorsqu’on s’approche du plein emploi, la capacité des salariés à négocier des augmentations de salaire s’accroît, les entreprises répercutent le coût du travail plus élevé sur les consommateurs, et l’économie est entraînée dans une spirale salaires-prix.

  

Le NAIRU permet de modéliser la croissance potentielle du PIB (La croissance au delà de laquelle il ne faut pas aller, au risque de faire croître l’inflation), et il est admis chez nos chers penseurs bien pensants que s’il n’y a pas de croissance il y a du chômage potentiel. Nous en revenons à cette fameuse obligation de croissance déjà décrite dans notre Jeu de Cons.

  

L’obsession des économistes bien en cour et des banquiers centraux est la lutte contre l’inflation (la crise de 29 a laissé des traces indélébiles et celle des années 70 également). L’administration européenne en a également fait son cheval de bataille : « stabilité des prix » (Traité de Maastricht), « la lutte contre l’inflation est un bien commun de l’Union au même titre que l’Euro » (Traité de Lisbonne).

  

Dans ce contexte la BCE a statutairement pour principal objectif de maintenir la stabilité des prix au détriment de tout autre paramètre, y compris le niveau d’emploi. La BCE donc est responsable du taux de chômage élevé en Europe, la BCE programme le chômage.

  

Chaque fois qu’un banquier central augmente ses taux d’intérêts ou qu’il décide de ne pas les baisser en situation de diminution de l’activité économique (mesurée par le PIB), il sait qu’il met au chômage les catégories les plus vulnérables de la population. Il le sait et il le fait !!

  

Pourquoi la lutte contre l’inflation est-elle si importante ?

L’inflation, c’est l’augmentation du niveau général des prix, c’est ce qui donne sa valeur à l’argent, et l’argent doit garder cette valeur dans le temps afin de pouvoir transférer ou garder les richesses ; or, s’il y a trop d’inflation, l’argent perd de sa valeur. Ce qui est une mauvaise chose pour les créanciers, et une aubaine pour les débiteurs.   

 

Dans le même esprit que l’externalisation qui permet à une entreprise de transformer ses coûts fixes en coûts variables de façon à pouvoir mieux maîtriser sa capacité relative à générer des profits indépendamment du volume de son activité économique, le NAIRU permet de modéliser la croissance potentielle de façon à ce qu’elle ne soit pas supérieure au point à partir duquel l’inflation augmente, c’est-à-dire à partir duquel l’unité de valorisation du capital baisse.

  

C’est dans cette même logique que s’inscrivent le travail temporaire, la filière des stages, les contrats à durée déterminée et autres formules visant à assouplir et à fluidifier le travail.

  

Plus efficace encore que la variabilisation des coûts fixes, il existe la mondialisation. Car la mondialisation, c’est une réorganisation du travail à l’échelle planétaire ; elle permet aux grandes entreprises, en supprimant toutes les barrières, de trouver une main-d’œuvre docile, de qualité (parfois), et, en tout cas, à un coût défiant toute concurrence, dans des pays dans lesquels on est certain que les travailleurs ne pourront pas se syndiquer ni revendiquer d’augmentations de salaires.

  

En fait, le chômage n’est rien d’autre qu’une variable d’ajustement économique au service du politique capitaliste (ou « libérale » si vous préférez). Avec tous les effets négatifs ou positifs, selon sa position dans les « castes » socio-économiques que cela implique sur le taux d’emploi, sur la perte de vitalité de nombre de territoires européens, sur la réduction de rémunération du travail et sur l’augmentation de celle du capital.

 

C’est quoi l’inflation ? L’inflation se définit normalement comme une hausse durable du niveau général des prix (c’est-à-dire des prix de tout ce qui s’échange -s’achète et se vend- dans une économie), dans les faits, l’inflation est mesurée, notamment, par l’indice des prix à la consommation. On serait en droit de se demander pourquoi l’augmentation/diminution des valeurs mobilières (actions, obligations) et des valeurs immobilières (bâtiments, sicafi) n’est pas prise en compte dans le calcul des prix à la consommation. Parce qu’un bien de consommation, par définition, perd de sa valeur avec le temps (vous le revendrez sans doute moins cher un an après l’achat), alors qu’un investissement est par définition (ou par convention) supposé correspondre à l’inverse. Or le système financier, comme nous l’avons déjà souligné, transfère dans le temps les plus-values produites par les investissements. Il serait donc contre-productif de tenir compte, dans le calcul de l’inflation, d’un paramètre qui a pour vocation d’augmenter, puisque, ce faisant, il viendrait augmenter l’inflation qui, par voie de conséquence, diminuerait la valeur de l’investissement. Vous voyez, quand vous voulez, vous le comprenez ce système !!!

  

De plus, comme le faisait remarquer le Friedman de tout à l’heure, l’un des papes du néolibéralisme : « Si les ménages sous-estiment le taux d’inflation effectif, ils seront enclins à offrir plus de travail, puisqu’ils surestiment le salaire réel proposé, ce qui les conduit à accepter des propositions d’emplois qu’ils refuseraient si leurs prévisions étaient correctes. »  Faut-il vous préparer la vaseline ? ça fait mal, hein, de sous-estimer l’inflation !!£

  

Pour être complet, rappelons encore que ce taux « naturel » de chômage non accélérateur d’inflation est devenu une norme qui fait monter ou baisser la Bourse en fonction du nombre d’emplois créés ou détruits. On appelle ça, de nos jours, les licenciements boursiers !!! Encore un Jeu de Cons !!!

  

Au-delà du discours économico-financier, ne nous voilons pas la face, ce monde marche sur la tête. Les jeunes ont des problèmes d’emploi, mais aussi les femmes, les immigrés, les personnes de plus de cinquante ans... Bref, tout le monde a un problème d’emploi, et de précarité relative, quels projets de vie peut faire un intérimaire, or de plus en plus, on en recrute à tour de bras au détriment de l’emploi pérenne, c’est à croire que le patronnat c’est converti à la religion NAIRU !!! Pourtant, le travail est le meilleur rempart contre la pauvreté. Ne comptons pas non plus sur nos élus POLITIQUES pour trop en faire sur ce plan, ils ont tous peu ou prou intégré ces données (à droite) ou se sont couchés (à « gauche »), ce qui revient au même.

  

Notre « société de marché » actuelle, complètement focalisée sur la maximisation des profits à court terme au bénéfice de la Finance mondialisée, n’est pas, ne peut pas être, la seule organisation sociale possible. Il est urgent d’en imaginer une autre qui pourrait remettre l’humain au centre des préoccupations. On ne peut  laisser libre cours au marché, toujours et partout, dès lors que cela met en cause la stabilité même de nos sociétés humaines et leur capacité à assurer leur cohésion sociale ; dès lors, car nous en sommes là, qu’il remet en cause la pérennité même de l’espèce humaine.

  

Parce que :

UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE  

22:45 Écrit par PD dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/09/2007

L'EMPLOI DES MASQUES DANS LES TRADITIONS EN BELGIQUE

 

 

Le 26 décembre 2002, représentant le musée international du Masque et du Carnaval de Binche en Roumanie, je fis l'exposé suivant au symposium scientifique et folklorique de la ville de Sighetul-Marmatiei, en prélude à son festival (carnaval) annuel et traditionnel du 27 déc.

LES  MASQUES  DANS  LES  CARNAVALS  DE   BELGIQUE

                                                            **********************

 

Mes chers (es) amis (es),

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de vous faire,  en guise d’introduction, une liste rapide et non exhaustive des nombreux, mais principaux masques rencontrés dans les carnavals et cortèges traditionnels de Belgique, et surtout en Wallonie au sein de la Belgique.

 

A l’Ouest : Le Gille de Binche, Au Centre : Le Chinel de Fosses la Ville.  A l’Est : Les Houres à Eben Emael, Wonck, Bassenge, Houtain St Siméon et jusqu'en 1919 à Lanaye (val de Meuse) ; Les Blancs Moussis  à Stavelot ; Lu droup/sène, lu soté, lu savadje, lu longue-bresse, lu long-né, l’harlikin à Malmédy ainsi que le békélek à Arlon.

 

            Tout de suite, on observe qu’en opposition avec ce qui se passe dans les carnavals de Bavière ou d’Autriche , en opposition  aux personnages masqués du théâtre de rue des fêtes traditionnelles d’Europe Centrale. Il nous faut constater qu’en Wallonie, en Belgique Francophone ET Germanophone, les masques sont des personnages humains qui se cachent sous des déguisements. Mais dans leur quasi totalité, ils restent humains. Alors qu’en Bavière, en Autriche et en Europe Centrale, comme ici dans le Maramures, loup, chèvre, cerf, ours, putois, chevaux et autres hôtes de nos forêts sillonnent les rues et jouent soit entre eux, soit avec les promeneurs et spectateurs qu’ils croisent en route, on les appèle alors les masques zoomorphiques.

 

            Malgré cette différence de signification et de symbolique vivante, il y a une autre constante que l’on doit faire émerger de nos  traditions : le masque est l’ennemi du religieux. Il est mal vu par l’église catholique romaine qui, dans un premier temps essaiera de l’interdire, puis ensuite de le récupérer sans pourtant jamais y parvenir vraiment. Héritiers des bacchanales de la Grèce antique, les carnavals fêtent pratiquement partout le passage de l’hiver au printemps, ou tout simplement, la fin de l’hiver, la victoire de l’homme sur le froid, et aussi celle symbolique du bien sur le mal.

 

            En 743, sous Pépin le Bref, père de Charlemagne, une assemblée des Evêques, déjà appelé concile, fut consacré aux besoin d’interdire les pratiques païennes en usage dans la région des Leptinnes (4km de Binche), et de condamner ces  pratiques populaires en vogue dans la région ! Plus tard, en 1645 le pape Paul II, pour « christianniser » ces fêtes païennes leur donnera un nom latin « carnis levanem » usage de la viande. On put donc manger gras et se réjouir à la veille du carême, les trois jours gras étaient né avec en apothéose, le mardi-gras, veille du mercredi des cendres, 1er jour du carême.

 

            Faisons donc, maintenant une rapide étude comparative de l’usage et de l’utilisation du masque dans les carnavals belges et voyons les différences énormes qui y sont rencontrées.

 

            Partout, ailleurs qu’à Binche, les masques des carnavals belges sont portés par des personnages qui intriguent, qui effraient ou qui vilipendent les passants ou ceux qui sont, par attrait du spectacle devenus, des spectateurs voire inconsciemment acteurs du spectacle des fêtes et cortèges carnavalesques.

 

            Partout, ailleurs qu’à Binche, les masques jouent un rôle ancestral et traditionnel, ils sont reconnaissables et, dans certaines localités, ils ont un rôle social et même parfois une hiérarchie qui calque peu ou prou la société locale et son organisation politico-civile.

 

            Partout, ailleurs qu’à Binche, les masques déambulent avec une musique emballée et des bruits d’accompagnements qui marquent la réjouissance populaire. Mais à aucun moment , on ne peut relever un semblant de point commun et encore moins une possible codification de toutes ces musique en dehors de leur aspect fantaisie, joyeuse et endiablée.

 

            A Binche, maintenant, les masques intriguants et effrayants sont aussi présents, mais une semaine avant le carnaval officiel des trois jours gras, à la fameuse nuit des « trouille de nouille ». Au carnaval, aussi les masques sont présents sur les visages de gilles, mais le dimanche gras, dans chaque société et en rapport direct avec le choix du thème de déguisement opté au sein de chacune des sociétés, mais pas en rapport direct avec le personnage central du carnaval de Binche qu’est le Gille de Binche.

 

            Le seul jour ou le MASQUE DU GILLE DE BINCHE de sortie dans les rues est vraiment en rapport avec son personnage c’ est au moment du rondeau matinal, avant la réception à l’hôtel de ville, le jour du Mardi-Gras, véritable journée  apothéose du carnaval, voyons donc sa particularité :

1) Le masque est exactement  le même pour tous les Gilles, toutes sociétés confondues qui  ce jour là, ensemble, dans leur ville, fêtent l’ultime jour du carnaval.

2) A aucun moment, le gille, personnage masqué n’a une attitude intrigante, effrayante ou agressive.

 

POURQUOI ???

 

1) Parce que, le masque a ici, et rien qu’ici à Binche, une signification autre, qui vise au contraire des autres carnavals à gommer toute hiérarchie, toute référence de différence de classe sociale.

2) Parce que, porteur de ce masque, qui rend tous les gilles égaux et anonymes, tous ces hommes (les femmes ne font pas le gille) expriment entre eux, leur mépris des différences artificielles qui ont été créées par les clivages de la civilisation et l’organisation de la société au sein de laquelle ils évoluent le reste de l’année. En ce jour de festivité populaire, où ils sont le centre de l’ événement, jour de Mardi-Gras, « jour » du Gille par excellence, ils expriment entre eux, pour eux, leur mépris de cette organisation manichéenne, souvent synonyme de déshumanisation.

            Ce faisant, le Gille, affirme une fois de plus qu’il est unique au monde, que sa singularité est vraie, authentique et qu’à aucun moment, il ne faut  oublier les valeurs humaines d’égalité qui doivent prévaloir entre tous les hommes.

 

            REPARER  UNE  ERREUR DE  PLUSIEURS   SIECLES

  

            Cette partie de mon exposé va certainement, lorsqu’elle sera connue, faire du bruit dans mon pays, dans ma région, moi qui réside à une bonne dizaine de kilomètres de Binche, mais je me dois de vous l’exposer ici car, c’est en venant ici, à Sighetul Marmatiei, que mon raisonnement à pris forme, en voyant ici, des masques, des habits traditionnels ancestraux et millénaires défiler pour fêter le Festival Datinalor de Jarne.

 

            Connaissant bien ma région, je sais que la période carnaval commence aux environs du solstice d’hiver par les répétitions de batterie, puis l’hiver, se sont les sorties en batterie, puis en musique, on les appelle les soumonces, le lundi avant le carnaval vient la nuit des trouilles de nouilles, puis c’est l’apothéose des trois jours-gras précédant le mercredi des cendres, premier jour du carême de l’église catholique romaine.

J’ajouterai à ma comparaison des autres carnavals belges, la partie musicale qui ici est rien qu’ici est composée d’un nombre fixe de compositions reconnues comme officielles, le reste n’étant que « fantaisie ». Cette base musicale commune est le martèlement des tambours et de la grosse caisse dans un rythme cadencé et codifié, ils accompagnent le martèlement des sabots de bois des gilles sur le sol. Les fanfares avec instruments à vents (auparavant des fifres) viennent égayer les mouvements, mais le pas cadencé des tambours et batterie restent essentiels, ne dit-on pas qu’un gille ne peut se déplacer sans tambour.

 

            LE  GILLE EST-IL  SEULEMENT  UN  PERSONNAGE  DE  FOLKLORE  ET  DE CARNAVAL  OU  EST  -  IL  AUTRE  CHOSE ???

  

            Et pour moi, ethnologue de terrain, ma réponse est claire, il est autre chose, il est plus que folklore. Depuis toujours, et bien avant l’avènement de notre civilisation catholique romaine, IL  EST  UN  REBELLE  EGALITAIRE, REFRACTAIRE  A  TOUTE FORME  DE  CLIVAGE  ET DE  RACISME, IL  S’AFFIRME HOMME  PARMI LES  HOMMES.

 

            En sortant dès le solstice d’hiver, comme ici à Sighet, le Gille s’affirme comme un rebelle qui à chaque sortie martèle le sol au pas cadencé de ses sabots de bois et au son des batteries, il combat les esprits maléfiques de l’hiver qui ont rendu la terre stérile. Paré de ses accoutrements  typiques et ancestraux millénaires que sont les sabots de bois, le ramon et les appertintailles de cloches, le gille de Binche perpétue le dur combat du bien (l’homme)  contre le mal (le démon de l’hiver). Par les assauts répétitifs de ses sorties hivernales, par sa hargne à lutter contre  le mal que l’hiver représente, par son obstination à mener à bien son combat pendant la période la plus dure de l’année, il incarne l’esprit rebelle et obstiné de ceux qui refusent la fatalité et qui ne veulent pas se soumettre aux seules divinités révélées et notamment dans celles incarnées par les religions dominantes ou par les groupes para-philosophiques souvent sectaires. Ce n’est donc pas par hasard que, à plusieurs reprises la religion catholique romaine a d’abord tenté d’interdire cette manifestation dite païenne, puis a ensuite essayé de la récupérer.

  

            Tout l’hiver, le Gille de Binche est REBELLE, et il le restera jusqu’au trois jours gras, ou, avec faste, il continuera de marquer sa différence avec en apothéose sa sortie du Mardi-Gras où sous  le masque de cire avec lunettes et moustaches, il sera gille parmi les gilles, anonyme parmi les anonymes, homme parmi les hommes.

 

            Le gille est donc, comme à Sighet un personnage qui revit chaque année au solstice d’hiver, il porte le masque de l’humilité, de l’anonyme qui marque sa victoire sur le temps. Voilà pourquoi je pense sincèrement  et très intimement  qu’il y a une très grande similitude de signification et de symbole dans la manifestation que nous allons vivre ce 27 décembre à Sighet lors du festival de la tradition d’hiver  et celle qui vient de commencer à Binche. Nous sommes, malgré les 1860 km qui nous séparent, en présence de la même manifestation de refus de la fatalité et de la grâce divine. Nous sommes ici et à Binche en présence de la même attitude qui mérite que l’on s’y attarde, elle doit être mieux étudiée, comparée et approfondie. J’espère en mes termes, avoir émoustillé et titillé la curiosité de quelques uns d’entre vous et j’ose espérer qu’ils mettront leur immense connaissance en action pour prouver par leur recherche que j’ai fais autre chose que des élucubrations.

 

            Merci de m’avoir accueilli encore cette année parmi vous, humblement, je vous remercie de votre attention bienveillante.

 

            Qu’il me soit permit en ce jour veille de réjouissance populaire et traditionnelle de vous souhaiter, comme tout Gille le ferait avec PLAISIR , CHALEUR  et  FRATERNITE.

 

            Sarbatoare ferecit, La Multi-Anni.

    

                                                     Pierre  DUTRON

 

                                                     26 XII  2002

                                                     Sighetul--Marmatiei

                                                     MARAMURES-ROMANIA

04/09/2007

VOUS AVEZ DIT EUROPE ???

Je voudrais aujourd’hui vous parler de  

l’Europe Centrale et Orientale, cette deuxième moitié de l’Europe géographique et culturelle qui nous ressemble tellement  et avec laquelle, nous partageons des millénaires d’histoire et de traditions communes, qui font qu’après 18 ans de leur changement politique, nous en sommes déjà à oublier leur passé récent pourtant destructeur.

 

 

Pendant près d’un 1/2 siècle, ils faisaient partie de ce que certains ont considéré à tort comme « un bloc », le « bloc de l’est », sous tutelle de la dictature soviétique. J’ai bien dit à tort, car, nous avons vu, en 1989, que ce bloc avait rapidement fait long feu, et depuis, il se dissout chaque jour un peu plus, sous la pression du pouvoir de l’argent qui devient chaque seconde  qui passe, le maître absolu de ce monde du grand marché planétaire et de la mondialisation. Quelques années ont suffit  pour que ce bloc de gruyère s’effrite, puis s’effondre avec les drames économiques et sociaux que nous constatons tous aujourd’hui, et l’Europe, dans ce merdier, que fait-elle ???

 

                                      Déjà, avec Solidarnosc, le ton était donné, l’église catholique romaine, voulait sa revanche aux accords de Yalta, elle qui avait béni les troupes hitlériennes, et elle mit tout en œuvre pour parvenir à ses fins. Un pape « polonais », un syndicat activiste et à sa tête, un leader médiatique et médiatisé et le coin était enfoncé dans ce bloc.

 

Il ne fallait pas grand-chose pour que les tchécoslovaques en reviennent au « printemps de Prague » , que les hongrois se revoient comme en 1956 et emboîtent  le pas à leurs « camarades polonais » pour se décrocher de l’influence moscovite, et la messe fut dite le 14 septembre 89 lorsque les masses abattirent le symbolique mur de la honte dans les rues d’un Berlin réunifié. La mort de Tito en  Yougoslavie facilita les choses aux nombreux sous-régionalismes et nationalismes de tous poils, et ce fut l’implosion de ce bel état fédéral longtemps modèle du « socialisme à visage humain », cette région vit depuis lors de multiples exactions humanitaires allant de génocides en purification ethnique, avec en toile de fond un relent de guerre religieuse. Et pendant ce temps là, la « grande Europe démocratique », cette grande puissance voisine, que fait-elle ??? Elle attend que l’OTAN intervienne comme si, l’alliance atlantique était la 1ère puissance intéressée.

 

 

En dehors de l’URSS et des pays précédemment cités, certains se sont singularisés en essayant de résister, il fallut une seule erreur de la sécuritate à Timisoara pour que l’on assiste aussitôt à une représaille et un tour de force qui consista à maquiller un putsch sanglant  en une révolution populaire légitime avec liquidation physique du couple de malfaisant qu’étaient les Ceaucescu à la tête de ce sympathique pays des carpates.

 

 

Il faut néanmoins savoir que l’instigateur des premiers rassemblements secrets à Timisoara était un prêtre , celui-ci vit très vite son église trop petite pour ses oraisons, il s’empara dès lors de la rue en face de son office, puis du boulevard attenant, pour aboutir à la mise à feu de la mèche que l’on sait.

 

 

Voilà donc, en quelques années, le soi disant bloc soviétique qui s’effondre, qui vole en éclat, et, eu égard aux changements que cela va provoquer, cela se fait sans grands dégâts humains, ex-Yougoslavie  mise à part.

 

 

Au niveau philosophique, tout cela s’explique très bien, car dans les années 80, le scénario est bien mis au point, les  meneurs spirituels de la mouvance libertaire, sont les tenants de la mouvance philosophique catholique romaine ou de la mouvance voisine qu’est la très chrétienne orthodoxie. Ils sont structurés et organisés. Ils sont aux ordres ou en rapport étroit avec le vatican et tout chez eux est programmé, réfléchi et adapté aux diverses situations locales, ils ont depuis longtemps leur 5ème colonne dans les lignes ennemies et leur service secret qu’est l’Opus Déï  n’en est pas à son premier forfait .Ce n’est donc pas un hasard, si les pays à majorité catholique romaine sont avant les autres dans le mouvement de lutte anti-communiste, pour Rome, un seul objectif, faire tomber le communisme !

 

 

Au niveau économique, l’œuvre est facile , tant la faillite du système du « tout-état » corrompu est patente. Sans trop entrer dans le détail, je voudrais ici faire un rapide aparté, la faillite est patente, ais-je dit, j’aurais du dire, tant les pressions économiques du capitalisme mondialiste « made in américa » sont puissantes face au système trop autoritaire de Moscou. Les intellectuels les plus gourmands de l’Est fuient à l’Ouest, une partie des autres tentent d’entrer dans la nomenklatura corrompue des apparatchiks et l’écrasante majorité s’étiole lentement avec les miettes qui leur sont consenties  par le système qui ne voit rien venir. L’Union Economique Européenne, s’est alors dès ses prémices de fondation (CECA-PAC etc. ) toujours trouvé aux côtés du modèle économique américain, ceci est une constante sans faille, même si, à un moment  donné, Charles de Gaulle  a renâclé à rallier l’OTAN à propos de l’indépendance nucléaire, mais aussi par rapport à sa vision du futur de l’Europe qui n’étaient pas tout-à-fait celle du lobby capitaliste mondialiste américain, il fut lui comme les autres, liquidé du pouvoir par son propre camp (1er ministre en tête) sur un sujet de politique intérieure jugé trop progressiste par les libéraux conservateurs qui, jusque là le soutenaient.

 

 

Au niveau des droits de l’Homme, à l’Est de l’ex rideau de fer, la situation est catastrophique, et  les peuples y sont en apparence résignés, mais la majorité de ces peuples n’attend qu’une chose : l’occasion de se saisir de nouvelles libertés ou plutôt reconquérir des libertés trop longtemps étouffées et meurtries.

 

 

Si la Roumanie a été un peu en retard dans ce processus de libéralisation, c’est parce que là, plus qu’ailleurs, la pression de la dictature était lourde, omniprésente, et, chose plus rare, avec la plus parfaite complicité de l’église orthodoxe roumaine, qui, en échange, et contrairement aux autres religions (catholique romaine, gréco-catholique, protestante) ne fut pas décimée, ni par les communistes, ni par Ceaucescu.

 

 

Depuis 18 ans donc, la Roumanie se refait un apprentissage de la démocratie libérale et beaucoup de relais d’opinion ont depuis belle lurette été conquis, créés, recréés, façonnés par les tenants du capitalisme mondialiste. Après l’instauration d’un régime  présidentiel  est parlementaire élu au suffrage universel, droite et sociale démocratie se battent pour le pouvoir, sans que cela remette réellement en cause le choix du libéralisme fondamental qu’est le capitalisme mondialiste, ils sont donc  pro-américain par nature et pro-européen par opportunisme. Mais elle paiera ce retard dans l’histoire par son entrée plus tardive dans la « Grande Europe », ses dix pays voisins, par hasard, tous à majorité catholiques y sont entrés en 2004. Deux poids, deux mesures, mais non… Mon cher vous faites là un scandaleux procès d’intention.

 

 

Côté Bulgare, si la situation est un peu différente  de la Roumanie, les causes de retard économique, sont aggravées par la pauvreté des richesses naturelles du pays. Au niveau du système, là aussi, corruption, nomenklatura et résignation ont largement contribué à enfoncer un peuple balkanique aux traditions pourtant accueillantes et généreuses.

 

 

 A ce stade, ce serait faute historico-géographique que de ne point nommer ici et maintenant,  des Etats comme l’Ukraine orangisée, la Géorgie libéralisée  et la Moldavie euro-communiste à retardement,  qui eux aussi se sont réveillés et grâce à un soutien financier massif américain, eux aussi, ils frappent à la porte de l’Europe et de l’OTAN et veulent eux-aussi leur part du gâteau capitaliste, jusqu’à s’en faire péter la sous ventrière . Il ne faut pas être devin pour entrevoir leur entrée rapide et prochaine au sein de la force atlantique, après tout, les 10 entrants de l’Europe, plus les Bulgares et les Roumains y sont déjà pour quoi pas ces riverains de la Mer Noire et de la Mer  Caspienne, situation hautement stratégique, n’est-il pas ???  Revenons un peu sérieux, voyons, ces pays sont, comme l’ensemble des nouveaux entrants ou candidats entrants à l’Union  Européenne, des alliés inconditionnels des states lors de l’offensive irakienne, preuve si il en faut de leur allégeance à la bannière étoilée d’outre atlantique. A propos de bannière étoilée, les plus « calotins » du PPE n’ont-ils pas fait la fête lorsque fut adoptée la bannière bleue (libéral) et ses douze étoiles jaunes symboles de 12 apôtres de l’histoire sainte ??? Tiens tiens, et pourquoi  à 15 puis 25 et maintenant 27     toujours 12 étoiles ???  Ce n’est pas non plus un hasard que le sinistre BUSH (himself) se soit fait le chantre de l’adhésion européenne de l’Ukraine au moment de l’installation d’UTCHENKO en ce mois de janvier 2005. Soyons maintenant, tout-à-fait sérieux, et convenons ensemble, que c’est pays ont un passé ancien de vie et d’échanges ethniques et culturels avec le reste de l’Europe des 27, il serait donc logique qu’un jour ils se retrouvent avec nous dans ce grand « machin » que l’on dénomme toujours « le marché commun » ou « l’Union Economique Européenne ».

 

 

L’  « Europe de l’Atlantique à l’Oural », n’est donc plus une expression de visionnaire délirant, cela en renforce la valeur historique de son auteur qui l’avait utilisée en son temps tout comme d’ailleurs, La France,  de  «  Dunkerque à Tamanrasset » (rires).

 

 

Dans ces pays, où le « tsunami » politico, socio économique dure depuis 18 ans, bien malin celui qui s’en sort sans casse. L’absence de classe moyenne structurelle suite à la période communiste, fait que le fossé social se creuse et prend des proportions inquiétantes pour tout progressiste normalement constitué, fut-il modéré ! Cela s’aggrave encore si l’on est issu de l’importante minorité ethnique  « Tzigane », très présente dans ces pays. Elle subit d’ailleurs une ségrégation raciste et xénophobe intolérable, pas si éloignée que cela de ce que l’on a connu en Afrique du Sud il n’y a pas si longtemps.

 

 

Les riches deviennent donc de plus en plus riches et les pauvres sombrent dans la misère et la mendicité. Si près de nous en Roumanie, le salaire minimum est toujours inférieur à 4eur/jour, le salaire de départ d’un prof d’unif est inférieur à 300eur/mois. Les protections sociales (RMI,Minimex etc .) sont inexistantes, le système chômage ne protège rien ni personne tant il est d’une faiblesse absolue, et enfin le régime des pensions fait qu’à ce jour, la pension moyenne est inférieure à 150eur/mois.

 

 

C’est dans ces pays là que nos braves patrons délocalisent, on comprend mieux pourquoi.

 

 

Voilà donc, mes amis, ce qui nous attend, après 2007, après l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans le « machin européen », plus de la moitié de l’institution sera de fait en état de paupérisation économique et surtout sociale. Nous serons tous ensemble, dans cette Europe là, celle du servage, de la dérégulation salariale et sociale, celle de la  domination absolue de l’argent maître de tout et de l’homme esclave d’un maître qui n’a même plus de nom, plus de visage, pas de culture, mais qui génère des appétits féroces et insatiables dans le domaine du « toujours plus ».

 

 

L’administration technocratique européenne a plusieurs décennies d’expérience , demain elle sera encore renforcée par la directive Bolkestein ou son clône si peu changée,  et la mise au placard de la stratégie de Lisbonne. Seule la loi économique de la constitution européenne  sera d’application et quand aux rêveurs d’une Europe Sociale, ils n’auront plus qu’à aller se rhabiller à la Croix-Rouge ou chez Emmaus.

 

 

Entre temps, deux pays fondateurs et non des moindres ( France et Hollande) ont par référundum,  dans des proportions similaires, et  avec des motivations semblables, rejeté majoritairement leur projet de loi nationale approuvant la constitution européenne, ils ont ainsi mit un frein à la boulimie globalisante et libérale, la Turquie a failli être rejetée en sa demande d’entrée, et les autrichiens jamais en retard quand on parle de droite extrême, a réussi le coup de force à faire entrer en négociation officielle comme pays candidat entrant la très à droite et catholique romaine des plus intégriste Croatie. Utchenko est revenu à la charge auprès de la présidence anglaise, Albert de Monaco et la Reine Elizabeth II ont continué à recevoir des subsides de ce gouffre à subvention qu’est la pac et  que la commission est prête à brader face aux exigences des rois du bourbon/ketchup. Sarko/facho s’est fait élire de justesse (53/47) et il va enfoncer le clou d’une traité qui ne changera rien aux dangers économiques de l’ex constitution Gidcard. Comme quoi tout va bien .

 

  

                                    On vit une arrière saison particulièrement chaude avec des températures excessives et bonjour les effets de serre, des mois de septembre et octobre au climat incroyablement chaud, des tornade et cyclones à répétition, ce qui nous a permit de voir les faiblesses coupables du rêve américain qui rejette les noirs et les pauvres, et malheur total si ils sont les deux, heureusement que « La New Orléans » à son jazz inimitable pour pleurer et de nombreux mélomanes dans le monde entier pour les aider. Et ne voilà –t-il pas que des jeunes osent se révolter en France, pays de cocagne et des libertés démocratiques. Certes ils se trompent souvent de cibles en s’attaquant trop souvent à des biens de travailleurs qui eux aussi ressentent le mal-être des cités, mais leur combat est significatif d’un état d’esprit, il est le terreau de ce qui va se passer dans une vingtaine d’année dans cette grande Europe réunifiée. Déjà aujourd’hui, les services secrets et autres contre espionnage prévoient une révolution à l’échelle européenne pour les années 2020 aussi dure et renversante que ne le fut pour l’époque  les première années qui suivirent la prise de La Bastille jusqu’à l’abolition des privilèges voici 208 ans seulement. C’est à ce point la crainte réelle de ces services que bon nombre de quinquagénaires en voie d’accéder au pouvoir dans leur état nation programment leur carrière politique ou d’affaires pour en sortir dans une bonne dizaine d’années, soit « avant » le grand big-bang des populations exacerbées d’être condamnées à rester sur la touche du progrès des technologies, d’être sans cesse marginalisées et exclue de la marche des affaires et des prises de bénéfices.

 

   

Vivre debout ou mourir couché, voilà, aujourd’hui, je le pense, la question existencielle essentielle. Qu’allons nous être et faire ?  Quel savoir être, pour nous homo sapiens que nous sommes et pour le progrès de l’humanité que nous appelons tous de toutes nos forces.

 

                                     Ou nous restons stoïques, lucides et, sans prétention, fiers de ce que nous sommes. Ou nous nous livrons pieds et poings liés à la machine à broyer de la société de la mondialisation, de la mal-bouffe, de la consommation et de la religion du nouveau dieu  «  pognon »  tout puissant.  

 

J’ai pour ma part toujours choisi la solution de la Liberté, et je puis, sans détour, vous dire que cela est mal perçu, mal vu, se mettre  « hors normes », c’est marginal ! Et cela se paie cash, toute ma vie, mon cursus professionnel en est la preuve parlante et vivante, aujourd’hui encore, je le paie plein pot en matière de droits économiques et sociaux fondamentaux, voire en matière de droits « tout court ».

 

  

Que vont-ils encore pouvoir inventer pour « casser ce rebelle », la société de Davos ne tolère pas de gens comme moi, et je m’attends à l’une ou l’autre tentative supplémentaire de mettre à bas qui ose ainsi relever la tête et s’affirmer autre chose qu’un robot déshumanisé.

 

                                           Si le choix est intellectuellement aisé, il est matériellement extrêmement difficile à soutenir   pour une écrasante majorité d’ou l’appellation non usurpée de marginal.   

 

 

                         JE SUIS ET …  J’ASSUME 

                                                         

                      

13:07 Écrit par PD dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

01/09/2007

DES ENFANTS EN PRISON !!!!!

Le 31 mars 2006, à la distillerie de Biercée, devant un parterre de 500 personnes réunies pour une grand'messe de la fédération de Thudinie du PS, j'ai interpellé pour la dernière fois en interne el'pétit doudou au noeud papillon (nouvelle race de primate roublard) et lui ai tenu a peu près le discours suivant, suite à une de ses déclarations tonitruante où, dans son discours poujadiste,  il avait osé affirmer "nous PS, parti de gauche".

"Mon Cher Elio, lorsque nous lisons les programmes pré-électoraux, il est vrai que le ton est convenable, lorsque nous voyons les accords de majorité, là déjà, nous déchantons, mais alors... mais alors, lorsque nous, les gens d'en bas (ouvriers, employés, petits indépendant, chômeurs, malades et autres pensionnés) lorque nous devons vivre au quotidien avec ce que vous nous laissez réellement, nous voyons à l'évidence, que VOS programmes, VOTRE discours, VOS accords et surtout VOTRE gestion aboutissent uniquement à nous rouler dans la farine, dans le gravier et dans la poussière, non pas des étoiles mais de la fange où nous devons nous débattre pour nous en sortir.

Est-ce cela l'émancipation des moins favorisés,est-ce cela la lutte contre les exclusions,  est-ce cela le progrès de l'humanité,  respectez-vous encore un minimum nos valeurs fondamentales de base, je me le demande et plus je me le demande, plus je crois que NON, NON et définitivement NON !

Je ne m'étendrai pas sur l'aspect socio-économique de la participation du PS aux différents niveaux de pouvoir, je me bornerai à constater que la politique économique  Belche anti-wallonne est une politique libérale. La meilleure preuve étant pour moi l'acceptation sans débat interne réel, sans discussion, sans vote interne de cette saloperie de constitution européenne libérale, les électeurs progressistes voteront et te diront l'an prochain, aux législatives ce qu'ils en pensent, je crois que ce sera dur!

Je choisirai pour ma part, et pour te prouver que le PS n'est plus un parti de Gauche, la situation humainement insoutenable que vivent dans notre pays, de jeunes enfants, qui innocents, n'ayant rien d'autre à se reprocher que leurs parents sont sans papier ou n'ont pas de papiers en règle, quel crime pour nous socialistes.... quel faute grave pour qu'on les embastille ainsi, on brise leur vie, plus jamais ils ne seront des citoyens ordinaires, à cause de qui ??? je te le demande: de toi et de moi,  toi qui laisse décider ainsi et moi que ne me bat pas assez pour que cela change.  

Voilà le résultat de notre combat quotidien ramené à ce qu'il a de plus moche: NOTRE RESPONSABILITE COLLECTIVE.

Tu sais très bien que je viens du RW, et du RPW si j'ajoute à ces points fondamentaux l'absence totale de vision wallonne de vos préoccupations essentielles, je crois que pour moi la coupe est pleine et ce n'est pas parceque quelques coqs aux éperons usés sont parmi ta basse-cour, je ne crois plus en la capacité de ta cour, tout court  de faire quoi que ce soit pour nous sortir de la mainmise flamingante sur la belchique toute entière. Contrairement à Willy le coréen, je ne suis pas de ceux qui sont déjà prêt à brader le coq Wallon au coq Gaulois, internationaliste depuis mon éveil social (68) je suis et je reste, je militerai donc dorénavant pour une république wallonne progressiste dans une europe des peuples et des cultures.

Décidemment entre les militants, et les mandataires, de plus en plus le fossé se creuse et comme est le slogan d'une pub en gastronomie, nous ne partageons plus les mêmes valeurs..."

15:08 Écrit par PD dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |