07/12/2009

BONNES FETES DE FIN D'ANNEE ET BON DEBUT 2010

 

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VIVE  SAINT ELOI  « PUSS’KI  BWOI  PUSS’KI LA SWOI »

(en bon françois, traduit du wallon, plus il boit plus il a soif)

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            Le 1er décembre est en effet dans toutes les régions sous influence de la tradition catholique romaine, une journée de réjouissance pour tous ouailles du saint patron saint Eloi, les travailleurs du fer et de la terre, les gens des usines sidérurgiques, les agriculteurs, les agents des chemins de fer, des fabriques de fer, et dans ma région d’origine (ndlr :Vallée de la Sambre, Entre Sambre et Meuse), il est clair que cette journée fut pendant quasi deux siècles synonyme de jour férié tant elle concernait une majorité de travailleurs.

            Vient ensuite sainte Barbe qui pendant plus de 100 ans concernera les mineurs, et toujours  les gens des métiers de la construction, les gens de secours comme les pompiers etc, si vous ajoutez à cela pour les gosses et les jeunes hommes fonctionnaires (après les nanas de 25 balais encore libres le 25 nov à la sainte Catherine) qui le 6 décembre honoreront saint Nicolas, vous comprendrez aisément que cette période des « Fêtes Patronales » fut en période de  plein emploi, une large période de répétition, avant la semaine de noël et de nouvel-an.

            Tout fout’l’camp comme on dit de façon imagée, donc en période de récession, en période de crise ? Tiens oui, quelle crise ??? Donc pour les travailleurs, qu’ils soient actuellement au chômage, en maladie, au revenu d’insertion  en Belchique, ou au RMI en France, il leur reste à peine  leurs yeux pour pleurer, et commencer à stresser pour évaluer leur chance de bien finir cette putain d’année qui n’en finit de publier la liste des augmentations des prix des biens et des services…

            Bref, comme disait Pépin, y’a pu pon d’yares (y’a plus d’sous), les fins de mois sont dures et ne parlons pas des fins d’années, avec l’aspect moral en plus des Fêtes d’hiver, c’est encore plus dur à supporter…

            Mais est-ce pareil pour tout le monde ?

            Sommes-nous tous logés à la même enseigne ?

            Poser la question c’est un peu y répondre !!!

            NON et NON nous ne sommes pas tous dans les 36èmes dessous, et il en est même qui s’en sortent plutôt pas mal, il suffit de voir comment les banques récompensent leurs actionnaires, comment elles soignent leurs grand timoniers et déjà on ressent une réelle discordance avec le traitement infligé au citoyen ordinaire que vous êtes, vous et moi…

            De pompeuses soirées à Monaco en croisière sur la grande bleue, le train de vie de celles dont on avait privatisé les profits pour ensuite renationaliser les pertes vont plutôt pas mal, et elles se permettent même le luxe pour certaines, bien qu’ayant été sauvées par l’argent public de refuser d’octroyer des bonus d’intérêts octroyés par les lois de réhabilitation qu’elles  n’auront pourtant qu’à récupérer ensuite des caisses de l’Etat… Incroyable, immoral, inadmissible, pour moi c’est une raison suffisante pour en appeler à la renationalisation de tout le secteur bancaire et à la mise en camps de travail (réels) de tous ces dirigeants inciviques, traîtres à la nation et aux citoyens que nous sommes.

            Quand à cette date du 1er décembre 2009, je crois bien que pour nous, citoyens profondément Européens, mais pas preneurs de cette Europe que l’on nous impose à partir de ce jour, sera une date historiquement funeste, désastreuse. Dans 20ans, 30ans, qui sait 50ans, après de durs et longs combats réussira-t-on à inverser le cours des choses, mais en attendant commence pour nous une longue et pénible galère, un combat quotidien pour une véritable Europe des peuples et des cultures, une Europe qui balaiera le traité de Lisbonne qui est dans sa lettre et son esprit a été majoritairement rejeté par trois pays lors de leur référendum en 2005 et 2008, la France, la Hollande et l’Irlande… Ce qui avec la règle de l’UNANIMITE, est suffisant à le rendre nul et non avenu.

            L’Histoire (avec un grand H) oubliera bien vite le duo de nuls qui dirigeront les débats les 5 premières années (un sombre flamand manieur du sabre et du goupillon et une laborieuse rosbif dont tout le monde ignorait jusqu’à l’existence avant sa désignation), choisi par les amis du vicomte Davignon et ses amis du moulin de la Galette (trilatérale, bilderberg and cie) vaillamment défendus par  le nouveau duo rive droite, rive gauche du Rhin pour donner le change d’une légitimité politique.

            En réalité, cette équipe de gens habitués à vivre couchés va se contenter de permettre au grand capital de maintenir sa chape de plomb sur le presque demi milliard d’européens que nous sommes, de poursuivre son détricotage des modèles de services publics que certains de nos pays avaient mis plus de deux siècles à construire patiemment, de détruire lentement mais sûrement tous les mécanismes sociaux de protection (santé, chômage, pensions, etc…)  que nos grand parents ont arrachés par des luttes âpres et souvent inhumaines.

            C’est cela la vraie signification de cette date inoubliable pour nous, enfants de l’après 2ème  guerre mondiale, jeunes grévistes de mai 68, militants syndicalistes, politiquement engagés à gauche, à la gauche de la gauche et même aussi qui partout où nous le pouvons engagés pour le progrès de l’humanité…

            Ce 1er décembre 2009 est et restera pour moi, né un 24 septembre 1950, la plus moche des dates à retenir, le jour le plus sombre de mon combat social et politique celui de la capitulation en rase campagne de tous nos idéaux, de toutes mes valeurs de Liberté, d’Egalité, de Fraternité, de Justice, de Solidarité, nous entrons dans l’ère de la déshumanisation sur une grande échelle et la lutte plus que jamais va devoir s’organiser à un moment où nos moyens seront moins forts, moins favorables à la mobilisation.

            Je mesure aujourd’hui combien sont coupables les porteurs de cette 3ème voie qui en pleine période de force et de puissance nous ont appelés à freiner la lutte des classes (celle du bas vers le haut), ils nous ont endormi, ils nous ont menti, ils se sont servi, et pendant ce temps là,  les tenants de la lutte des classes du haut vers le bas ont tissé leur toile, ont placé leurs gens, et nous sommes maintenant ficelés, bâillonnés et bien malin celui qui aujourd’hui pourra nous dire comment nous arriverons à sortir la tête de l’eau, autrement que par la violence…

            Vivre debout ou vivre couché, bien souvent cette phrase fut galvaudée, mais aujourd’hui elle prend toute son ampleur, toute sa réalité, mes forces physiques ne sont plus ce qu’elles furent mais ma lucidité est encore là je m’engage donc devant vous qui me lisez en cette période de mise en place funèbre pour le monde du travail de tout le continent européen, à rester au maximum aux côtés de ceux qui décideront dans le courage et l’abnégation de se battre pour rester debout.

Le combat va être difficile, à nous de nous organiser car si il est vrai que nous avons moins de moyens que ceux d’en face, il est aussi vrai que nous sommes et de très loin beaucoup plus nombreux qu’eux, il nous reste donc à savoir une fois pour toute unir nos forces, coordonner nos luttes pour que morceaux par morceaux nous sauvions ce qui peut encore l’être et posions des actes novateurs de reconstruction de ce qui aura été irrémédiablement détricoté par les conservateurs anti sociaux de ce pouvoir capitaliste en déclin.

            OUI APRES LE CAPITALISME IL Y A AUTRE CHOSE.

            CET AUTRE CHOSE C’EST NOUS.

            NOUS C’EST LE PEUPLE.

            NOUS C’EST LA CULTURE EUROPENNE.

            NOUS C’EST LA VIE APRES LA MORT DU CAPITALISME.

            VIVE L’EUROPE DES PEUPLES ET DES CULTURES.

 

 

JOYEUX NOËL  ET  BONNE ANNEE  2010.....A TOUTES ET TOUS

 

30/01/2008

PROGRAMME DU CARNAVAL DE BINCHE

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BINCHE

   3, 4 et 5

février

2008

Dimanche gras

9 h : Travestis, violes et tambours

15 h Place Eugène Derbaix : Départ du cortège carnavalesque.

 

 

Lundi gras

10 h : Sortie des jeunesses à la viole

 

16 h Grand-Place : Rondeau de l’Amitié

 

19 h Place Eugène Derbaix : Feu d’artifice

 

 

Mardi gras

 

 

Dès l’aube : Gilles, Paysans, Pierrots et Arlequins animent la Ville

 

 

10 h : Port du masque de cire et réception à l’Hôtel de Ville

 

 

15 h : Cortège et rondeau Grand-Place

 

 

19h30 : Cortège aux Lumières et rondeau final

 

 

 

 

 

 

 

 

"PLUS  OULTRE"

 

11/01/2008

LA CULTURE DANS L'OMC NON NON & NON

COMMUNICATION AU SYMPOSIUM DU MUZEUL ETHNOGRAPHICSIGHETU-MARMATIEI LE VENDREDI 29 DECEMBRE 2007

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                NON   .  NOTRE CULTURE N’EST PAS A VENDRE  

 

Avant d’entrer en matière, faisons une rapide description du jeu mondial actuel.Le monde capitaliste initié par le système euro-américain s’essouffle, il patine, il dérape, les économistes les plus critiques le disent  au bord de l’effondrement. Il est aux mains des ultra-libéraux  et leur appétit financier est tentaculaire. Ce n’est plus l’homme qui décide, mais l’argent.Pour cette catégorie de nouveaux riches, seul l’argent mérite une attention de tous les instants, toute activité non lucrative leur est impensable, voire dégradante. 15% de la population mondiale (6,5 milliards d’individus) possède 80% de la masse financière mondiale soit un peu moins de 900 tera-dollars  sur les 1115 que compte ce que l’on peut appeler le  PIB mondial, exprimé en biens et services comme les flux financiers..

 

Hé oui, le tera-dollars , cette nouvelle unité de mesure c’est pour rappel 100.000 milliards de dollars (inimaginable), mais le plus grave, c’est que l’activité générale mondiale actuelle et annuelle des biens et services (tout ce qui se boit, se mange, se fabrique, se vend et s’achète, bref, l’activité marchande et non marchande des 6.500.000.000 d’humains de cette terre) soit, la totalité de ce nous générons comme activité, ne représente que 32,3 de ces tera-dollars sur les 1.115 de notre système capitaliste actuel !  Seulement 3%, on marche sur notre tête…97% de ce système n’est donc plus que de l’argent virtuel qui saute d’un système informatique à un autre et plus grave encore, 700 de ces tera-dollars ne sont en jeu que dans les produits dérivés, pour raccourcir ne sont en jeu que dans le domaine de la spéculation, c’est effrayant !Déjà les pays du golfe ont placé des billes dans la reconversion de leurs masses financières ils « jouent » dans le tourisme de luxe comme la neige dans le désert (oui mais en salle !!!) etc,  leurs nombreux achats sont souvent  bien placés, ne dit-on pas que la plus grande avenue du golfe persique serait aujourd’hui, l’avenue des Champs Elysées entre l’obélisque et le l’arc de triomphe !!! La Chine a depuis longtemps pris le dessus sur le japon et la prépondérance de son poids démographique et financier est en marche.

La preuve est qu’en ces années 2006 & 2007 elle a frappé très fort en Afrique, les spécialistes du continent africain parlent d’ailleurs ouvertement de l’achat par la Chine de la RDC (ex Congo belge) du Ghana et du Zimbabwé, la preuve en est  que si il n’était pas soutenu par la puissance du pognon chinois, croyez-vous que le président dictateur contesté du Zimbabwé  aurait pu imposer sa présence à la très précieuse Elisabeth d’Angleterre au dernier sommet du Commenwealth ? Mais tout va bien pour nos nouveaux riches, récemment on a découvert les preuves d’un magot secret caché par le nouveau Tsar Poutine 1er au Lichtenstein et en Suisse pour un montant minimum, mais non exhaustif de 40.000.000.000 de dollars, ce qui en ferait une des plus grande fortune personnelle  du continent européen.

Voilà donc, rapidement brossée  la situation économique apocalyptique dans laquelle notre monde évolue et dans laquelle, l’OMC joue le sale jeu de « bras armé » pour le compte de ces nouveaux croisés de la puissance de l’argent.Et, c’est ici que nous, gens de culture, nous avons toutes et tous un rôle essentiel à jouer, tant dans nos sphères locales, que régionales, que nationales et encore plus au niveau international, bref, partout où nos contacts le permettent, tant dans la société civile qu’en politique, partout où nous sommes, où nous agissons, où nous avons un peu d’écoute, d’influence, voir de pouvoir.Nous devons toutes et tous agir fort, vite et fermement pour que JAMAIS, AU GRAND JAMAIS, la culture ne tombe dans le giron des matières sous compétence de l’OMC.L’OMC gère ses matières pour des gens ou des puissances d’Etats qui évoluent dans la spéculation et qui ne visent que le rapport le plus porteur possible et nous, nous vivons dans les miettes, mais bien réelles celles là que nous accordent nos dirigeants qui eux, agissent dans les malheureux 32,3 tera-dollars de la machine économique bien réelle.

 

Dans cette partie fort minoritaire de la masse monétaire mondiale encore contrôlable dans les pays dits démocratiques et là, nous y avons nos réseaux et nos interlocuteurs nous sont connus et vers eux, parfois avec eux nous pouvons nous exprimer, nous défendre et poursuivre l’évolution de nos civilisations en favorisant l’œuvre de nos créateurs de tous  poils.Si, par malheur nous  étions absorbés par l’OMC il en serait fini de tout cela, fini les subventions et autres financements publics voir même du mécénat. 1 euro ne sera plus investi que si il en rapporte 10, 100 voire 1000 et je n’éxagère rien puisque encore récemment des fonds de pension affichaient un rapport annuel de 800%, cette menace est bien réelle ; elle s’appelle AGCS (accord général sur le commerce et les services). Cette branche de l’ OMC prétend tout privatiser : l’éducation, la culture, la santé… tout Dans ce cas de figure, sachant que le taux de rentabilité minimum fixé pour les financiers est de l’ordre de 15%, finie la culture, la vraie. Nous aurons droit aus « soap opéras », aux « iles de la tentation » et autres « maillon faible ». Et quand nous entendrons le mot « culture », ce sera à nous de sortir notre révolver.

 

A cette cadence là, nous allons à la catastrophe, le mur du surréalisme économique est dressé, et son apogée sera de l’avis de plusieurs économistes réalistes, bien visible lors des prochains J.O. de Beijing (Pékin) de 2008 où le paraître, l’opulence et l’illusion du fantastique cacheront le martyr vécu par des millions de résidents déplacés de force et souvent avec violence, et l’exploitation scandaleuse de centaines de milliers de bâtisseurs sous payés, maltraités qui y vivent actuellement comme aux pires moments du moyen-âge. Croyez-moi ou pas, mais à Pékin aujourd’hui, pour nous en foutre plein les yeux dans six mois, nous ne sommes pas loin de l’esclavage. Cela veut aussi dire autre chose, « nous sommes entrés dans la 3ème guerre mondiale » !

 

 

La terre en un siècle est passée de 1.500.000.000 d’individus a près de 6.500.000.000 habitants et ce malgré les efforts de certains continents pour limiter la croissance démographique et les statisticiens les plus crédibles prédisent 10.000.000.000 en 2050 !!!C’est plus que la nature ne peut nourrir et supporter. Le séisme écologique du réchauffement planétaire va en plus, inonder des millions de kilomètres carrés de terres habitables, et en zone urbaine, va étouffer  les pays à forte densité de population qui sont en côte d’alerte de pollution. Il y aura donc des appétits gloutons d’évasion en zone plus propice pour les pays a grande population, et si en plus, ils ont la puissance économique et financière, je n’ose imaginer ce qui risque de se passer au milieu de ce 21ème siècle qui commence, mais s’en est effrayant, rien que d’y penser.Pour ne pas vous effrayer  plus qu’il ne faut, je ne crois pas, à l’instar des politologues chevronnés que cette 3ème guerre mondiale qui débute sera conventionnelle, je ne crois pas qu’elle sera de destruction massive. La grande majorité des observateurs sérieux misent sur une occupation économique massive, avec mise à profit de cette occupation pour un écoulement  invasif des produits des pays occupants, une espèce de plan « marschal-mao-ten siao ping » moderne, au riz et au soja en lieu et place de la Marlboro, du whisky et du ketchup, mais ce néoplan sera mondial et ne visera pas que la seule Europe comme son prédécesseur américain voici 60ans.

Si vous en doutez encore, voyez un peu, où que vous alliez dans le monde : à New York, à Paris, à Bucarest, à Charleroi, à Thuin, à Baïa Mare, quelle est, dans le monde entier la communauté étrangère qui y est implantée par un restaurant aux relents plus ou moins « tape à l’œil » ???   Dans la réponse vous avez l’origine de la menace et il s’agit bien sûr des fameux restaurants chinois qui sous l’aspect de l’attrait exotique  écoulent en masse  leurs produits et amassent des devises énormes qui regagnent la mère patrie pour servir à son expansion.La seule inconnue aujourd’hui dans ce monde en mouvements rapides est ce que va être la l’attitude de cet autre géant qu’est l’Inde et le monde indien dans cette vaste mutation géopolitique.Nous le voyons donc, l’Europe, la grande Europe doit au plus vite  s’unifier avec tous les pays de la civilisation judéo-chrétienne de l’Atlantique à l’Oural comme aurait dit un ancien résistant visionnaire. Cette Europe là devra aussi favoriser au plus vite la constitution  d’un espace économique des pays méditérannéens  et conclure avec cette entité des accords  précis de coopération. Faute de cela, faute de constituer un bloc d’au moins un milliard d’individus, nous serons toujours trop petits, trop peu nombreux et trop peu puissants pour compter et jouer dans la cour des grands.

 

Serons-nous assez intelligents pour le comprendre mais aussi et surtout assez persuasif pour le réaliser et le gérer, le conflit des extrémismes  religieux n’aura-t-il pas raison des tentatives démocrates et tolérantes, là est la question. Dans ce contexte de survie ou disparition revenons donc un peu à mon thème central.

 

-Sachant les risques économiques et sociaux qui pèsent sur les prochaines décennies pour nos populations économiquement et socialement développées, ou en voie de développement.

-       Sachant que l’OMC est aux mains des possédants mondialistes globalisateurs.

 

Partout où nous sommes faisons barrage  à cette volonté d’intégrer  la culture à cette fabrique de petits robots planétaires à la solde du nouveau dieu appelé FRIC, BLE, POGNON, MONEY, ou BANI selon les lieux et langages usités.La culture n’est pas une marchandise commerciale, elle est l’âme spirituelle, philosophique et profonde de nos peuples, une richesse qui ne se voit pas, qui ne se comptabilise pas . Nous l’avons en nous, elle est l’héritage de nos civilisations multi millénaires, à nous de la conserver au mieux, non pas en l’état car ce serait de l’immobilisme conservateur, contraire à l’esprit de créativité. Oeuvrons donc plutôt pour lui donner sa place dans l’organisation de nos sociétés un peu à l’image de nos amis et voisins français qui voici 200ans ont voulu lui donner l’image de la Liberté, la volonté de l’Egalité et l’Expression de la Fraternité.

 

A nous Européens modernes et constructifs, peuples et communautés à haut niveau de culture éprouvée, unis et puissants dans la diversité de jouer ce rôle pour sauver ce qui pourra ainsi rester notre patrimoine mondial immatériel face à ce rouleau compresseur de l’argent déshumanisant.

 

NON, LA CULTURE, NOTRE CULTURE N’EST PAS A VENDRE.

ELLE EST NÔTRE ET DOIT LE RESTER, HORS DE L’O.M.C.    

   

                                         Pierre DUTRON

06/01/2008

merci nanard pour ce beau proverbe chinois (encore un)

"Il faut rajouter de la vie aux années et non des années à la vie". Mais quand on peut faire les deux.............................; 

05/01/2008

LIBRES PROPOS D'APRES NOËL

Je ne comprends pas pourquoi nos dirigeants acceptent, au nom d’un principe inadéquat (ne pas heurter « certains » musulmans), de provoquer la disparition de nos traditions et nos valeurs.

En effet, le sapin de Noël, avec ses boules n’est PAS un signe religieux. C’est une coutume qui nous vient d’Égypte. En effet, les Égyptiens, au moment du solstice d’hiver, ornaient dans leurs habitations des fruits sur de petites pyramides afin d’inviter les dieux à venir se rafraîchir ou se restaurer.

Au solstice d’hiver (où les journées deviennent de plus en plus courtes, et les nuits de plus en plus longues),.toutes les peuplades de toutes les civilisations ont prié les dieux afin de faire revenir le soleil, la vie, la lumière.

C’est le pape - Jules 1er  -qui, au milieu du IVème siècle a fixé la date de la célébration de Noël le 25 décembre dans l’Église d’Occident e le 6 janvier dans l’Église d’Orient.

Tout le monde sait que Jésus est né en « Mars » (voir les études faites par les savants en astronomie), mais l’Église a voulu « profiter » des réjouissances populaires des calendes romaines commémorant la renaissance du « soleil ».

C’est au XVIème siècle que la tradition du « sapin » avec des fruits pendus a RÉ-apparu en Allemagne. Les Égyptiens n’avaient pas de sapins, les Allemands ont pris ce qu’ils avaient sous la main : un « cône » naturel, une « pointe » vers le soleil, vers la vie, la lumière…

Pour la petite histoire (musicale), la célèbre ritournelle de Noël « Douce Nuit », universellement connue, « Silent Night » en anglais, « Stille Nacht » en allemand a été créée en 1818 dans la chapelle d’Obendorf. En effet, l’orgue tomba en panne la veille de la messe de Noël, et l’on demanda à l’organiste d’improviser une mélodie et de l’accompagner à la guitare…

Alors, Messieurs les Dirigeants, Messieurs les Politiciens, ne nous faîtes pas prendre les vessies pour des lanternes, ne jouer pas le jeux des extrémistes religieux de tous bords. Faîtes front pour défendre « nos » valeurs et « nos » traditions venues de la nuit des temps, tout en respectant bien entendu les valeurs et traditions (si elles sont humanistes) de nos « invités » avec amour et tolérance.

C’est ce que j’avais à vous dire…

Francis NOYON, la nuit du 21 décembre 2007.


 

ON VII PROVERBE DE VOEUX CHINOIS

"Que les puces d'un millier se chiens galleux infestent le cul de celui qui te gâchera une seule seconde de cette année nouvelle  et que les bras de cet abruti  deviennent trop courts pour qu'il ne puisse jamais se le gratter"

ANNO  NOU  FERICIT  !!!  LA  MULTI ANNI !!!

"TRADUCTION"

UNE NOUVELLE ANNEE  HEUREUSE

ET ENCORE  PLEIN D'AUTRES APRES

Alina et Pierre

03/11/2007

BOUNE FIESSE LES T'CHESSEUS

SaintHubert!

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Légende de Saint Hubert :

 

Saint Hubert est le Saint patron des chasseurs mais sa légende reste méconnue pour beaucoup.

 

Hubert est né en Aquitaine, en plein VII siècle, de la Princesse Hugberne, épouse du Duc Bertrand. Sa mère mouru alors qu’il avait seulement 2 ans, en mettant au monde son frère Eudon.

Hubert était un enfant bon et pieux mais ce qu’il aimait avant tout, c’était courir les bois pour y traquer le gibier. Lorsqu’il accompagna pour la première fois son père à la chasse, il avait 12 ans.

A cette chasse son père fut attaqué et désarmé par un ours. Hubert pria Dieu de lui donner la force de se servir de sa lance, et tuant l’ours, il sauva son père. En remerciement à Dieu, le Duc fit batir une église, et emmena son fils à chaque fois qu’il partit à la chasse.

Hubert grandi et partageait son temps entre études, chasse et batailles, il promettait d’être le digne successeur de son père.

Puis Hubert est réclamé auprès du roi Thierry, en sa cours de Neustrie, afin de s’assurer la fidélité du père. Hubert se retrouva donc prisonnier dans une cage dorée, à Soissons.

Pépin de Herstal, dont l’épouse, la Duchesse Plectrude, était une parente d’Hubert, projetait d’attaquer la Neustrie. Hubert appris alors qu’on projetait de le jeter au fond des geôles, et il s’échappa pour rejoindre, avec l’aide de ses amis Austrasiens, l’attaque de Neustrie. Ce qui lui permit d’obtenir un poste important à la cour.

Il put alors assouvir sa passion pour la chasse, dans les forêts pleine de gibier.

Plus Hubert chassait, et plus il s’éloignait de Dieu.

Il connaissait un grand succès auprès des jeunes demoiselles, et demanda au Comte Dagobert de Louvain, la main de sa fille, Floribana.

Les noces d’Hubert furent bénitent par l’evêque de Maastricht, le futur saint Lambert. De son mariage naquit Floribert, mais cela ne changea en rien sa façon de vivre. Il ne fréquentait l’église que lorsqu’il y était obligé et négligeait ses devoirs. Il passait tout son temps à la chasse.

Un jour Hubert organisa une grande battue, pendant la semaine sainte, empêchant ainsi bon nombre de braves gens de faire leurs Pâques.

Plusieurs jours dans les bois résonnèrent des abois. Hubert en s’éloignant du groupe vit un magnifique dix-cors. Il voulait à tout prix cet animal, et le poursuivit.

Mais le cerf s’arrêta, il avait entre ses bois, la croix du Christ. Dieu, au travers de ce cerf lui dit :

« Hubert ! Hubert ! combien de temps encore ta passion te fera t’elle oublier tes devoirs ? Si tu ne te convertis pas au seigneur en menant une vie sainte, tu iras brûler en enfer !

Va voir l’evêque Lambert, lui te dira. »

Hubert passa la nuit suivante en prière. Il partit voir Lambert, auprès duquel il resta pour obtenir les précieux renseignements. Mais il appris que son père et sa jeune épouse, avaient été rappelés auprès de Dieu. Il sorti de cette épreuve plus fort que jamais. Il confia Floribert son fils, à sa tante Ode et régla tous les problèmes de successions de charges et de titres, et parti vivre en ermite au cœur de la forêt. Avec le temps, il eu la volonté de répandre la parole de Dieu, et se rendit à nouveau auprès de Lambert. Celui-ci l’envoya à Rome.

Pendant une nuit, Hubert vit en songe Lambert payer de sa vie, sa volonté d’évangéliser les contrées qui restaient attachées aux rites et aux croyances anciennes.

A cet instant même le Pape Serge eu aussi un rêve où la volonté du seigneur était qu’Hubert reprenne le baton pastoral de Lambert.

Le lendemain, le Pape confia à Hubert sa mission. Il s’en sentait incapable, alors lui apparu l’archange qui lui remit la sainte étole au nom de la Vierge Marie. Ce miracle acheva de le convaincre.

Hubert fut accueilli a son retour avec honneurs. Il oeuvra à amener l’évangile jusqu’au hameaux les plus reculés. Il fit batir des oratoires, des chapelles, des églises. Il trouvait son inspiration dans la prière. Jamais il n’eu recours à la force pour convaincre. Dieu lui accordat le pouvoir d’acoomplir des miracles. Nottament auprès des personnes souffrant de la rage qui faisait des ravages. Il faisait également des distribution de pains bénis(ce qui est encore fait de nos jour en souvenir de lui). Il eu de nombreux disciples dont Floribert qui avait décidé de menner une vie au service de Dieu.

Mais un jour, il fut pris en embuscade, tout ses assaillants attaquèrent mais les projectiles n’atteignaient pas Hubert, et d’un signe de croix il terrassa ses agresseurs, qui se mirent à son service. Avec l’aide de Bérégise, il fit construire l’abbaye d’Andage

Le 30 mai 727, Dieu rappella auprès de lui Hubert. Il deviendra Saint Hubert le 3 novembre 743.

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CHASSE  DES  GRANDES HAZELLES A  HAUTES RIVIERES - THILAY  LE  06/01/2001  UN CERF 8 AU TAPIS PAR LE VILAIN BARBU HOUALAHOUE ALAHOUE !!!!!!!!!!
 

 

 

 

 

 

 

05/09/2007

L'EMPLOI DES MASQUES DANS LES TRADITIONS EN BELGIQUE

 

 

Le 26 décembre 2002, représentant le musée international du Masque et du Carnaval de Binche en Roumanie, je fis l'exposé suivant au symposium scientifique et folklorique de la ville de Sighetul-Marmatiei, en prélude à son festival (carnaval) annuel et traditionnel du 27 déc.

LES  MASQUES  DANS  LES  CARNAVALS  DE   BELGIQUE

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Mes chers (es) amis (es),

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de vous faire,  en guise d’introduction, une liste rapide et non exhaustive des nombreux, mais principaux masques rencontrés dans les carnavals et cortèges traditionnels de Belgique, et surtout en Wallonie au sein de la Belgique.

 

A l’Ouest : Le Gille de Binche, Au Centre : Le Chinel de Fosses la Ville.  A l’Est : Les Houres à Eben Emael, Wonck, Bassenge, Houtain St Siméon et jusqu'en 1919 à Lanaye (val de Meuse) ; Les Blancs Moussis  à Stavelot ; Lu droup/sène, lu soté, lu savadje, lu longue-bresse, lu long-né, l’harlikin à Malmédy ainsi que le békélek à Arlon.

 

            Tout de suite, on observe qu’en opposition avec ce qui se passe dans les carnavals de Bavière ou d’Autriche , en opposition  aux personnages masqués du théâtre de rue des fêtes traditionnelles d’Europe Centrale. Il nous faut constater qu’en Wallonie, en Belgique Francophone ET Germanophone, les masques sont des personnages humains qui se cachent sous des déguisements. Mais dans leur quasi totalité, ils restent humains. Alors qu’en Bavière, en Autriche et en Europe Centrale, comme ici dans le Maramures, loup, chèvre, cerf, ours, putois, chevaux et autres hôtes de nos forêts sillonnent les rues et jouent soit entre eux, soit avec les promeneurs et spectateurs qu’ils croisent en route, on les appèle alors les masques zoomorphiques.

 

            Malgré cette différence de signification et de symbolique vivante, il y a une autre constante que l’on doit faire émerger de nos  traditions : le masque est l’ennemi du religieux. Il est mal vu par l’église catholique romaine qui, dans un premier temps essaiera de l’interdire, puis ensuite de le récupérer sans pourtant jamais y parvenir vraiment. Héritiers des bacchanales de la Grèce antique, les carnavals fêtent pratiquement partout le passage de l’hiver au printemps, ou tout simplement, la fin de l’hiver, la victoire de l’homme sur le froid, et aussi celle symbolique du bien sur le mal.

 

            En 743, sous Pépin le Bref, père de Charlemagne, une assemblée des Evêques, déjà appelé concile, fut consacré aux besoin d’interdire les pratiques païennes en usage dans la région des Leptinnes (4km de Binche), et de condamner ces  pratiques populaires en vogue dans la région ! Plus tard, en 1645 le pape Paul II, pour « christianniser » ces fêtes païennes leur donnera un nom latin « carnis levanem » usage de la viande. On put donc manger gras et se réjouir à la veille du carême, les trois jours gras étaient né avec en apothéose, le mardi-gras, veille du mercredi des cendres, 1er jour du carême.

 

            Faisons donc, maintenant une rapide étude comparative de l’usage et de l’utilisation du masque dans les carnavals belges et voyons les différences énormes qui y sont rencontrées.

 

            Partout, ailleurs qu’à Binche, les masques des carnavals belges sont portés par des personnages qui intriguent, qui effraient ou qui vilipendent les passants ou ceux qui sont, par attrait du spectacle devenus, des spectateurs voire inconsciemment acteurs du spectacle des fêtes et cortèges carnavalesques.

 

            Partout, ailleurs qu’à Binche, les masques jouent un rôle ancestral et traditionnel, ils sont reconnaissables et, dans certaines localités, ils ont un rôle social et même parfois une hiérarchie qui calque peu ou prou la société locale et son organisation politico-civile.

 

            Partout, ailleurs qu’à Binche, les masques déambulent avec une musique emballée et des bruits d’accompagnements qui marquent la réjouissance populaire. Mais à aucun moment , on ne peut relever un semblant de point commun et encore moins une possible codification de toutes ces musique en dehors de leur aspect fantaisie, joyeuse et endiablée.

 

            A Binche, maintenant, les masques intriguants et effrayants sont aussi présents, mais une semaine avant le carnaval officiel des trois jours gras, à la fameuse nuit des « trouille de nouille ». Au carnaval, aussi les masques sont présents sur les visages de gilles, mais le dimanche gras, dans chaque société et en rapport direct avec le choix du thème de déguisement opté au sein de chacune des sociétés, mais pas en rapport direct avec le personnage central du carnaval de Binche qu’est le Gille de Binche.

 

            Le seul jour ou le MASQUE DU GILLE DE BINCHE de sortie dans les rues est vraiment en rapport avec son personnage c’ est au moment du rondeau matinal, avant la réception à l’hôtel de ville, le jour du Mardi-Gras, véritable journée  apothéose du carnaval, voyons donc sa particularité :

1) Le masque est exactement  le même pour tous les Gilles, toutes sociétés confondues qui  ce jour là, ensemble, dans leur ville, fêtent l’ultime jour du carnaval.

2) A aucun moment, le gille, personnage masqué n’a une attitude intrigante, effrayante ou agressive.

 

POURQUOI ???

 

1) Parce que, le masque a ici, et rien qu’ici à Binche, une signification autre, qui vise au contraire des autres carnavals à gommer toute hiérarchie, toute référence de différence de classe sociale.

2) Parce que, porteur de ce masque, qui rend tous les gilles égaux et anonymes, tous ces hommes (les femmes ne font pas le gille) expriment entre eux, leur mépris des différences artificielles qui ont été créées par les clivages de la civilisation et l’organisation de la société au sein de laquelle ils évoluent le reste de l’année. En ce jour de festivité populaire, où ils sont le centre de l’ événement, jour de Mardi-Gras, « jour » du Gille par excellence, ils expriment entre eux, pour eux, leur mépris de cette organisation manichéenne, souvent synonyme de déshumanisation.

            Ce faisant, le Gille, affirme une fois de plus qu’il est unique au monde, que sa singularité est vraie, authentique et qu’à aucun moment, il ne faut  oublier les valeurs humaines d’égalité qui doivent prévaloir entre tous les hommes.

 

            REPARER  UNE  ERREUR DE  PLUSIEURS   SIECLES

  

            Cette partie de mon exposé va certainement, lorsqu’elle sera connue, faire du bruit dans mon pays, dans ma région, moi qui réside à une bonne dizaine de kilomètres de Binche, mais je me dois de vous l’exposer ici car, c’est en venant ici, à Sighetul Marmatiei, que mon raisonnement à pris forme, en voyant ici, des masques, des habits traditionnels ancestraux et millénaires défiler pour fêter le Festival Datinalor de Jarne.

 

            Connaissant bien ma région, je sais que la période carnaval commence aux environs du solstice d’hiver par les répétitions de batterie, puis l’hiver, se sont les sorties en batterie, puis en musique, on les appelle les soumonces, le lundi avant le carnaval vient la nuit des trouilles de nouilles, puis c’est l’apothéose des trois jours-gras précédant le mercredi des cendres, premier jour du carême de l’église catholique romaine.

J’ajouterai à ma comparaison des autres carnavals belges, la partie musicale qui ici est rien qu’ici est composée d’un nombre fixe de compositions reconnues comme officielles, le reste n’étant que « fantaisie ». Cette base musicale commune est le martèlement des tambours et de la grosse caisse dans un rythme cadencé et codifié, ils accompagnent le martèlement des sabots de bois des gilles sur le sol. Les fanfares avec instruments à vents (auparavant des fifres) viennent égayer les mouvements, mais le pas cadencé des tambours et batterie restent essentiels, ne dit-on pas qu’un gille ne peut se déplacer sans tambour.

 

            LE  GILLE EST-IL  SEULEMENT  UN  PERSONNAGE  DE  FOLKLORE  ET  DE CARNAVAL  OU  EST  -  IL  AUTRE  CHOSE ???

  

            Et pour moi, ethnologue de terrain, ma réponse est claire, il est autre chose, il est plus que folklore. Depuis toujours, et bien avant l’avènement de notre civilisation catholique romaine, IL  EST  UN  REBELLE  EGALITAIRE, REFRACTAIRE  A  TOUTE FORME  DE  CLIVAGE  ET DE  RACISME, IL  S’AFFIRME HOMME  PARMI LES  HOMMES.

 

            En sortant dès le solstice d’hiver, comme ici à Sighet, le Gille s’affirme comme un rebelle qui à chaque sortie martèle le sol au pas cadencé de ses sabots de bois et au son des batteries, il combat les esprits maléfiques de l’hiver qui ont rendu la terre stérile. Paré de ses accoutrements  typiques et ancestraux millénaires que sont les sabots de bois, le ramon et les appertintailles de cloches, le gille de Binche perpétue le dur combat du bien (l’homme)  contre le mal (le démon de l’hiver). Par les assauts répétitifs de ses sorties hivernales, par sa hargne à lutter contre  le mal que l’hiver représente, par son obstination à mener à bien son combat pendant la période la plus dure de l’année, il incarne l’esprit rebelle et obstiné de ceux qui refusent la fatalité et qui ne veulent pas se soumettre aux seules divinités révélées et notamment dans celles incarnées par les religions dominantes ou par les groupes para-philosophiques souvent sectaires. Ce n’est donc pas par hasard que, à plusieurs reprises la religion catholique romaine a d’abord tenté d’interdire cette manifestation dite païenne, puis a ensuite essayé de la récupérer.

  

            Tout l’hiver, le Gille de Binche est REBELLE, et il le restera jusqu’au trois jours gras, ou, avec faste, il continuera de marquer sa différence avec en apothéose sa sortie du Mardi-Gras où sous  le masque de cire avec lunettes et moustaches, il sera gille parmi les gilles, anonyme parmi les anonymes, homme parmi les hommes.

 

            Le gille est donc, comme à Sighet un personnage qui revit chaque année au solstice d’hiver, il porte le masque de l’humilité, de l’anonyme qui marque sa victoire sur le temps. Voilà pourquoi je pense sincèrement  et très intimement  qu’il y a une très grande similitude de signification et de symbole dans la manifestation que nous allons vivre ce 27 décembre à Sighet lors du festival de la tradition d’hiver  et celle qui vient de commencer à Binche. Nous sommes, malgré les 1860 km qui nous séparent, en présence de la même manifestation de refus de la fatalité et de la grâce divine. Nous sommes ici et à Binche en présence de la même attitude qui mérite que l’on s’y attarde, elle doit être mieux étudiée, comparée et approfondie. J’espère en mes termes, avoir émoustillé et titillé la curiosité de quelques uns d’entre vous et j’ose espérer qu’ils mettront leur immense connaissance en action pour prouver par leur recherche que j’ai fais autre chose que des élucubrations.

 

            Merci de m’avoir accueilli encore cette année parmi vous, humblement, je vous remercie de votre attention bienveillante.

 

            Qu’il me soit permit en ce jour veille de réjouissance populaire et traditionnelle de vous souhaiter, comme tout Gille le ferait avec PLAISIR , CHALEUR  et  FRATERNITE.

 

            Sarbatoare ferecit, La Multi-Anni.

    

                                                     Pierre  DUTRON

 

                                                     26 XII  2002

                                                     Sighetul--Marmatiei

                                                     MARAMURES-ROMANIA